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Proche aidant : vos droits

Proches aidants en Suisse : congés, allocation pour impotent, bonifications AVS

Congés payés pour aider un proche, allocation pour impotent, bonifications pour tâches d'assistance, contribution d'assistance, relève : les droits de la personne aidée et les vôtres.

Voir ceux qui vous concernent en quelques questions

Protéger votre propre retraite AVS

Souvent ignoré

Votre droit
La bonification pour tâches d'assistance, qui augmente votre future rente AVS
Délai
Dans les 5 ans
Comment l'obtenir
Déposez le formulaire chaque année pour l'année écoulée, signé par vous et la personne aidée. Les années oubliées peuvent être rattrapées pendant 5 ans.
Où s'adresser
La caisse de compensation de votre canton (ou l'agence AVS de votre commune). Pour la bonification, c'est la caisse du canton où habite la personne que vous aidez.

Si vous aidez un proche, votre future rente AVS risque de baisser. La bonification pour tâches d'assistance limite cette perte. L'AVS ajoute à votre compte un revenu fictif : 45 360 CHF par an en 2026. Le montant exact est fixé au moment de votre retraite. Si vous êtes marié·e, elle est partagée par moitié avec votre conjoint·e. Elle ne fait pas dépasser la rente maximale. En principe, l'année où les conditions sont remplies pour la première fois ne compte pas encore. Conditions : votre proche touche une allocation pour impotent, même de degré faible. Vous habitez à moins de 30 km ou à moins d'une heure de chez lui ou elle. Proches concernés : enfants, parents, grands-parents, petits-enfants, frères et sœurs, conjoint·e, beaux-parents, enfants du conjoint. Un·e partenaire compte si vous vivez ensemble depuis au moins 5 ans. Elle est possible de l'année qui suit vos 17 ans jusqu'à l'année qui précède votre âge de la retraite AVS. Demandez-la chaque année pour l'année écoulée. Vous avez oublié ? Vous pouvez encore la demander pendant 5 ans après la fin de l'année concernée. Si plusieurs personnes aident le même proche, la bonification est partagée entre elles. Tant que vous avez un enfant de moins de 16 ans, elle n'est pas accordée : vous avez déjà la bonification pour tâches éducatives.

À préparer :

  • Formulaire 318.270 « Demande de bonifications pour tâches d'assistance », signé par vous et la personne aidée (ou son représentant légal)
  • Copie de la décision d'allocation pour impotent de la personne aidée
  • Numéros AVS des deux personnes

Formulaire : Demande de bonifications pour tâches d'assistance (formulaire 318.270)

Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.

Version juridique

L'assuré qui prend en charge un parent en ligne ascendante ou descendante, un frère ou une sœur, bénéficiaire d'une allocation pour impotent de l'AVS, de l'AI, de l'assurance-accidents ou de l'assurance militaire (quel que soit le degré, faible compris), a droit à une bonification pour tâches d'assistance, à condition de pouvoir se déplacer facilement auprès de la personne prise en charge. Sont assimilés aux parents le conjoint, les beaux-parents, les enfants d'un autre lit et le partenaire avec qui l'assuré fait ménage commun depuis au moins cinq ans sans interruption (art. 29septies al. 1 LAVS). Le déplacement est réputé facile notamment à moins de 30 km ou si la personne peut être atteinte dans l'heure (art. 52g RAVS) ; selon le mémento 1.03, cette proximité doit exister au moins 180 jours par an. La bonification correspond au triple de la rente de vieillesse annuelle minimale au moment de la naissance du droit à la rente (en 2026 : 3 × 15 120 = 45 360 CHF) ; elle est inscrite au compte individuel (art. 29septies al. 4 LAVS) ; selon le mémento 1.03, elle n'a d'effet sur la rente que jusqu'à concurrence du montant maximal de la rente. Elle est exclue pour les années donnant droit à une bonification pour tâches éducatives (al. 2), partagée par moitié entre conjoints pendant le mariage (al. 6) et répartie entre plusieurs personnes qui assument ensemble l'assistance (art. 52i RAVS). En principe, elle est attribuée pour l'année civile entière : aucune bonification n'est octroyée pour l'année de la naissance du droit, mais elle l'est pour l'année au cours de laquelle il s'éteint (art. 52k et 52f al. 1 RAVS). Le droit doit être fait valoir par écrit chaque année (art. 29septies al. 1 LAVS), auprès de la caisse cantonale de compensation du domicile de la personne prise en charge, par une demande signée par les deux personnes (art. 52l al. 1 RAVS, formulaire 318.270). Il n'est plus inscrit si l'assuré ne l'a pas fait valoir dans les cinq ans à compter de la fin de l'année civile concernée (art. 29septies al. 5 LAVS). Il peut être exercé de l'année qui suit le 17e anniversaire jusqu'à l'année qui précède l'âge de référence (mémento 1.03).

Base légale : art. 29septies LAVS, art. 52f al. 1, 52g, 52i, 52k et 52l RAVS, Mémento AVS/AI 1.03 (bonifications pour tâches d'assistance, état 2021)

L'allocation pour impotent : de l'argent chaque mois pour la personne aidée

Souvent ignoré

Votre droit
L'allocation pour impotent pour votre proche, sans condition de revenu ni de fortune
Délai
Dans les 12 mois
Comment l'obtenir
Déposez la demande au nom de la personne aidée, sans attendre : ni l'assurance-invalidité (AI) ni l'AVS ne paient plus de 12 mois en arrière.
Où s'adresser
L'office AI (avant l'âge de la retraite) ou la caisse de compensation (à la retraite)

Votre proche a durablement besoin d'aide pour les gestes du quotidien ? Par exemple s'habiller, se laver, manger ou se déplacer. Ou a-t-il besoin d'une surveillance ? Il ou elle peut alors toucher une allocation chaque mois, quels que soient ses revenus. À l'AI (avant la retraite), l'aide doit être nécessaire depuis au moins un an. À l'AVS (à la retraite), depuis au moins six mois. En 2026, l'AI verse 504, 1 260 ou 2 016 CHF par mois à domicile, selon le degré d'aide. L'AVS verse 252, 630 ou 1 008 CHF par mois. À l'AVS, il faut toucher toute sa rente de vieillesse ou des prestations complémentaires. Si la rente est ajournée, l'allocation n'est pas versée. Si votre proche touchait déjà l'allocation AI, l'AVS continue de verser au moins le même montant à la retraite. Pour un enfant, l'allocation est calculée par jour. Elle n'est en principe pas versée pour les jours passés dans un home. Ne tardez pas : ni l'AI ni l'AVS ne paient plus de 12 mois avant la demande. Cette allocation ouvre aussi d'autres droits, dont la bonification pour tâches d'assistance de la famille proche.

À préparer :

  • Formulaire de demande d'allocation pour impotent (AI ou AVS selon l'âge)
  • Noms et adresses des médecins qui suivent la personne aidée
  • Une description de l'aide donnée chaque jour : quels gestes, combien de temps, depuis quand

Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.

Version juridique

Est impotente la personne qui a besoin de façon permanente de l'aide d'autrui ou d'une surveillance personnelle pour accomplir les actes ordinaires de la vie (art. 9 LPGA). À l'AI, l'impotence peut être faible, moyenne ou grave (art. 42 al. 2 LAI, art. 37 RAI) ; chez l'adulte vivant chez lui, un besoin durable d'accompagnement pour faire face aux nécessités de la vie peut suffire (art. 42 al. 3 LAI, art. 38 RAI ; en cas d'atteinte uniquement psychique, seulement avec droit à une rente). Le droit à l'allocation AI naît après une impotence d'au moins un an sans interruption notable (art. 42 al. 4 LAI) et s'éteint à l'âge de référence ou lors de l'anticipation de la totalité de la rente de vieillesse (art. 42 al. 4bis LAI) ; l'AVS verse alors une allocation au moins égale (art. 43bis al. 4 LAVS). Montants AI 2026 à domicile : 504, 1 260 et 2 016 CHF par mois ; en home, le quart (art. 42ter al. 1-2 LAI, mémento 4.13). Pour les mineurs, l'allocation est calculée par jour (16 fr. 80, 42 fr. ou 67 fr. 20 en 2026) et n'est due que pour les jours qu'ils ne passent pas dans un home (art. 42bis al. 4 et 42ter al. 1 LAI) ; selon le mémento 4.13, elle reste versée en home si les parents supportent eux-mêmes les coûts du séjour. À l'AVS, le droit suppose de percevoir la totalité de sa rente de vieillesse ou des prestations complémentaires et une impotence de six mois au moins sans interruption, et l'impotence faible n'est reconnue qu'à domicile (art. 43bis al. 1, 1bis et 2 LAVS) ; montants 2026 : 252, 630 et 1 008 CHF par mois (art. 43bis al. 3 LAVS, mémento 3.01). Selon le mémento 3.01, le droit ne subsiste pas si la rente de vieillesse est ajournée, et la garantie du montant de l'allocation AI n'est alors pas maintenue. L'allocation ne dépend ni du revenu ni de la fortune. Demande tardive : versement limité aux douze mois précédant la demande, à l'AI (art. 48 al. 1 LAI) comme à l'AVS (art. 46 al. 2 LAVS). L'allocation conditionne la bonification pour tâches d'assistance et la contribution d'assistance ; l'allocation AI ouvre aussi, dès 18 ans, le droit aux prestations complémentaires (art. 4 al. 1 let. c et art. 6 LPC).

Base légale : art. 9 LPGA, art. 42, 42bis al. 4, 42ter et 48 LAI, art. 37 et 38 RAI, art. 43bis et 46 al. 2 LAVS, art. 4 al. 1 let. c et 6 LPC, Mémentos AVS/AI 3.01 (état 2026) et 4.13 (état 2025, montants inchangés en 2026)

Jusqu'à 3 jours de congé payé par cas pour aider un proche

Votre droit
Un congé payé de 3 jours au plus par cas, 10 jours au plus par an
Comment l'obtenir
Informez votre employeur au plus vite, par écrit si possible, et gardez un certificat médical du proche.
Où s'adresser
Votre employeur (ou les ressources humaines). Ces congés sont des droits prévus par la loi. Prévenez votre employeur le plus vite possible.

Un membre de votre famille a un problème de santé ? Vous avez droit à un congé payé. Il dure le temps nécessaire, au plus 3 jours par cas et 10 jours par an. Famille : vos enfants, parents, grands-parents, petits-enfants, frères et sœurs, conjoint·e, beaux-parents. Le congé vaut aussi pour un·e partenaire qui vit avec vous depuis au moins 5 ans. Il ne vaut pas pour un oncle, une tante, un·e cousin·e ou un·e ami·e. Pour l'enfant de votre conjoint·e, il faut un lien de filiation avec vous. Pour un enfant, la loi sur le travail ne limite pas les absences à 10 jours par an. Au-delà de 10 jours, demandez à votre employeur si votre salaire est maintenu. Prévoyez un certificat médical du proche.

À préparer :

  • Certificat médical de la personne aidée
  • Copie de votre message à l'employeur (date et durée de l'absence)
Version juridique

Le travailleur a droit à un congé payé pour la prise en charge d'un membre de la famille ou du partenaire atteint dans sa santé ; le congé est limité au temps nécessaire, mais ne doit pas dépasser trois jours par cas et dix jours par an au total (art. 329h CO ; par année de service selon le SECO). Selon l'OFAS, sont membres de la famille les parents en ligne directe ascendante ou descendante, les frères et sœurs, le conjoint, le partenaire enregistré, les beaux-parents et la personne qui fait ménage commun avec le travailleur depuis au moins cinq ans ; les oncles, tantes et cousins n'en font pas partie, et les enfants sont ceux avec qui un lien de filiation est établi. La loi sur le travail oblige l'employeur à accorder ce congé sur présentation d'un certificat médical, dans la limite de trois jours par cas (art. 36 al. 3 LTr) ; la limite de dix jours par an ne s'applique pas à la prise en charge des enfants (art. 36 al. 4 LTr). L'OFAS relève que la prise en charge des enfants ou du conjoint est aussi couverte par les règles générales sur le salaire en cas d'empêchement de travailler (art. 324a CO).

Base légale : art. 329h CO, art. 36 al. 3-4 LTr, art. 324a CO, OFAS, FAQ « Congé court pour la prise en charge de proches », SECO, FAQ « Empêchement de travailler »

Enfant gravement malade ou accidenté : jusqu'à 14 semaines de congé indemnisé

Votre droit
Jusqu'à 14 semaines de congé, indemnisées à 80 % du revenu (220 CHF par jour au plus en 2026)
Délai
Dans les 18 mois
Comment l'obtenir
Remplissez le formulaire 318.744 avec l'attestation médicale. Salarié·e : passez par votre employeur. Indépendant·e, au chômage ou en incapacité de travail : adressez-vous à votre caisse de compensation.
Où s'adresser
Votre employeur (salarié·e) ou votre caisse de compensation AVS (indépendant·e, chômage, incapacité de travail)

Votre enfant de moins de 18 ans est gravement malade ou accidenté ? Pour chaque maladie ou accident grave, les parents ont droit ensemble à 14 semaines de congé au plus. Une rechute après une longue période sans symptôme ouvre un nouveau droit. L'allocation couvre 80 % du revenu, jusqu'à 220 CHF par jour en 2026. Les parents se partagent le congé dans un délai de 18 mois. Ils peuvent le prendre en une fois ou par journées. Ce droit vaut pour les salarié·e·s et pour les indépendant·e·s. Au chômage ou en arrêt maladie avec indemnités, il peut aussi exister. Un handicap stable ne suffit pas : il faut une atteinte grave et une évolution incertaine. Une fracture ou un diabète, par exemple, ne suffisent en général pas. Après le temps d'essai, votre employeur ne peut pas vous licencier tant que dure le droit au congé. Cette protection dure au plus 6 mois dès le premier jour indemnisé.

À préparer :

  • Formulaire 318.744 « Demande d'allocation de prise en charge », avec l'attestation médicale sur l'état de santé de l'enfant
  • Données sur l'autre parent et, si vous partagez le congé, votre accord sur le partage
  • Attestation de salaire remplie par l'employeur (salarié·e)

Formulaire : Demande d'allocation de prise en charge (formulaire 318.744)

Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.

Version juridique

Ont droit à l'allocation de prise en charge les parents d'un enfant mineur gravement atteint dans sa santé en raison d'une maladie ou d'un accident, qui interrompent leur activité lucrative pour le prendre en charge et qui sont alors salariés, indépendants ou travaillent contre salaire dans l'entreprise de leur conjoint (art. 16n al. 1 LAPG) ; le Conseil fédéral règle le droit des parents nourriciers et des personnes au chômage ou en incapacité de travail (art. 16n al. 3 LAPG), et le beau-parent qui fait ménage commun avec le parent y a droit à certaines conditions (mémento 6.10). L'enfant est gravement atteint s'il a subi un changement majeur de son état physique ou psychique, dont l'évolution est difficilement prévisible ou dont il faut attendre une atteinte durable ou croissante ou le décès, avec un besoin accru de prise en charge par un parent (art. 16o LAPG) ; un handicap ou une infirmité congénitale stable ne suffit pas (mémento 6.10). L'allocation est versée dans un délai-cadre de 18 mois, sous forme de 98 indemnités journalières au plus, partagées par moitié entre parents qui travaillent tous deux, sauf accord différent (art. 16p-16q LAPG) ; chaque cas de maladie ou d'accident ne donne droit qu'à une allocation (art. 16n al. 2 LAPG), une rechute après une longue période sans symptôme étant un nouveau cas (mémento 6.10) ; elle s'élève à 80 % du revenu moyen, au maximum 220 CHF par jour (art. 16r LAPG, art. 16f al. 1 LAPG). Le travailleur a droit à un congé de quatorze semaines au plus, en une fois ou par journées (art. 329i CO). Après le temps d'essai, l'employeur ne peut pas résilier le contrat tant que dure le droit au congé, mais au plus pendant six mois dès le début du délai-cadre (art. 336c al. 1 let. cquater CO).

Base légale : art. 329i CO, art. 336c al. 1 let. cquater CO, art. 16n-16s et 16f LAPG, Mémento AVS/AI 6.10 (allocation de prise en charge, état 2023)

La personne aidée peut engager de l'aide à domicile, payée par l'AI

Souvent ignoré

Votre droit
Des assistants à domicile payés par l'assurance-invalidité (AI) : 35,30 CHF de l'heure en 2026
Délai
Factures sous 12 mois
Comment l'obtenir
La personne aidée dépose la demande à l'office de l'assurance-invalidité (AI), puis engage elle-même ses assistants avec un contrat de travail.
Où s'adresser
L'office AI de votre canton. Celui du canton où habite la personne que vous aidez.

Votre proche touche l'allocation pour impotent de l'AI et vit à la maison ? L'AI peut alors payer des assistants qu'il ou elle engage. En 2026, l'AI paie 35,30 CHF par heure d'aide reconnue. Le conjoint, le ou la partenaire, les parents, grands-parents, enfants et petits-enfants ne peuvent pas être engagés. Un frère, une sœur ou un·e ami·e peut l'être. Cette aide vous soulage et permet souvent de rester à domicile. Le droit commence le jour de la demande : ne tardez pas. Envoyez une facture chaque mois à l'office AI : les heures de plus de 12 mois ne sont plus payées. À la retraite, l'AVS continue de payer au plus le même montant. Pour un enfant mineur, les conditions sont plus strictes. Elles le sont aussi pour un adulte sous curatelle qui limite ses droits.

À préparer :

  • Décision d'allocation pour impotent de l'AI
  • Liste des aides nécessaires chaque semaine (ménage, repas, sorties, nuits…)
  • Contrat de travail de chaque assistant (l'office AI fournit un contrat-type)

Formulaire : Demande de contribution d'assistance de l'AI pour adultes (formulaire 001.006)

Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.

Version juridique

A droit à une contribution d'assistance l'assuré majeur qui perçoit une allocation pour impotent de l'AI et vit chez lui (art. 42quater al. 1 LAI) ; les mineurs n'y ont droit qu'à des conditions particulières, par exemple s'ils suivent l'école obligatoire en classe ordinaire ou perçoivent un supplément pour soins intenses d'au moins six heures par jour (art. 39a RAI). La contribution finance les prestations d'aide fournies par des assistants engagés par contrat de travail ; l'assistant ne peut pas être le conjoint, le partenaire enregistré, la personne menant de fait une vie de couple avec l'assuré, ni un parent en ligne directe (art. 42quinquies LAI). L'assuré majeur dont l'exercice des droits civils est restreint n'y a droit que s'il tient son propre ménage, suit une formation ou travaille au moins dix heures par semaine sur le marché primaire, ou s'il percevait déjà comme mineur une contribution liée à un supplément pour soins intenses d'au moins six heures (art. 39b RAI). Elle se monte à 35 fr. 30 par heure, 52 fr. 95 pour des qualifications particulières et 169 fr. 10 par nuit au plus (art. 39f RAI). Le droit naît au plus tôt au dépôt de la demande (art. 42septies al. 1 LAI) ; les prestations d'aide doivent être communiquées dans les douze mois qui suivent leur fourniture (art. 42septies al. 2 LAI) ; le droit s'éteint à l'âge de référence, mais l'AVS maintient au plus le montant accordé jusque-là (art. 43ter LAVS).

Base légale : art. 42quater-42septies LAI, art. 39a-39f RAI (39b : capacité civile restreinte), art. 43ter LAVS, Mémento AVS/AI 4.14 (état 2025, montants inchangés en 2026)

Soins à domicile : la caisse-maladie participe, et vous pouvez parfois être payé·e

Souvent ignoré

Votre droit
Des soins à domicile financés en partie par l'assurance-maladie, et parfois un salaire pour les soins de base que vous donnez
Comment l'obtenir
Demandez une évaluation des soins à l'organisation de soins à domicile. Demandez aussi si elle engage des proches.
Où s'adresser
L'aide et les soins à domicile (Spitex, centres médico-sociaux…). Celle de la commune de votre proche, publique ou privée.

Des soins à domicile sont possibles après une évaluation des besoins par du personnel infirmier. Pour les examens et traitements, il faut aussi une prescription médicale. La caisse-maladie en paie une partie. Demandez l'évaluation avant de commencer : en principe, les soins déjà donnés ne sont pas remboursés après coup. Le Tribunal fédéral l'a confirmé en 2019 : un proche peut être engagé et payé pour les soins de base. Par exemple la toilette, l'habillage ou l'aide pour se lever. L'organisation qui vous engage doit vous encadrer par du personnel infirmier. Toutes ne le proposent pas, et beaucoup demandent un cours d'auxiliaire de santé. Renseignez-vous auprès des organisations de la région de votre proche, publiques et privées.

À préparer :

  • Prescription médicale, pour les examens et traitements
  • Si vous souhaitez être engagé·e : attestation de vos cours ou formations dans les soins

Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.

Version juridique

L'assurance obligatoire des soins fournit une contribution aux soins dispensés sur la base d'un besoin avéré, notamment par des organisations qui emploient des infirmiers ou sur prescription médicale (art. 25a al. 1 LAMal) ; ces soins comprennent l'évaluation et les conseils, les examens et traitements, et les soins de base (art. 7 al. 2 de l'ordonnance sur les prestations de l'assurance des soins). Selon l'ATF 145 V 161 du 18 avril 2019, qui confirme l'arrêt K 156/04 du 21 juin 2006, une organisation d'aide et de soins à domicile peut employer des proches sans formation professionnelle dans les soins pour fournir des soins de base généraux, à condition d'assurer la surveillance et l'accompagnement nécessaires par du personnel infirmier diplômé ; ces soins peuvent alors être facturés à l'assurance obligatoire. L'évaluation, les conseils, les examens et les traitements restent réservés au personnel infirmier (rapport du Conseil fédéral du 15 octobre 2025). Les cantons et les organisations fixent leurs propres exigences, notamment de formation. Les soins sont fournis selon l'évaluation des soins requis ; seules les prestations de l'art. 7 al. 2 let. b OPAS exigent une prescription médicale (art. 7 al. 4 et 8 al. 1 OPAS ; évaluation des soins requis : art. 8a OPAS). Le Tribunal fédéral a jugé, sous le droit en vigueur jusqu'au 30 juin 2024, qu'une prescription rétroactive ne suffit pas : les soins fournis par une proche aidante avant la prescription ne sont pas pris en charge (arrêt 9C_9/2025 du 23 février 2026).

Base légale : art. 25a al. 1 LAMal, art. 7, 8 et 8a OPAS, ATF 145 V 161, TF 9C_9/2025 du 23.02.2026, Rapport du Conseil fédéral du 15.10.2025 « Prestations de soins fournies par les proches aidants »

Enfant qui demande beaucoup de soins : un supplément existe

Votre droit
Un supplément mensuel de 1 008, 1 764 ou 2 520 CHF en 2026, selon le temps de soins
Comment l'obtenir
Demandez-le à l'office de l'assurance-invalidité (AI) avec un relevé du temps de soins supplémentaire chaque jour.
Où s'adresser
L'office AI de votre canton. Celui du canton où habite la personne que vous aidez.

Votre enfant touche l'allocation pour impotent ? Et les soins prennent au moins 4 heures de plus par jour qu'à un enfant du même âge ? Un supplément s'ajoute alors. En 2026, par mois : 1 008 CHF dès 4 heures, 1 764 CHF dès 6 heures, 2 520 CHF dès 8 heures. Il est calculé par jour et versé seulement les jours où l'allocation pour impotent est due. Une surveillance permanente compte pour 2 heures, une surveillance très intense pour 4 heures. Tenez un relevé du temps de soins pendant quelques semaines.

À préparer :

  • Relevé du temps de soins et de surveillance, jour par jour, sur quelques semaines
  • Rapports des médecins et des thérapeutes

Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.

Version juridique

L'allocation pour impotent versée aux mineurs qui ont besoin de soins intenses est augmentée d'un supplément, non accordé lors d'un séjour dans un home, sauf si le mineur supporte lui-même les coûts du séjour (art. 36 al. 2 RAI) ; il s'élève à 100 %, 70 % ou 40 % du montant maximum de la rente de vieillesse lorsque le besoin de soins découlant de l'invalidité est d'au moins 8, 6 ou 4 heures par jour, et il est calculé par jour (art. 42ter al. 3 LAI). En 2026 : 2 520, 1 764 et 1 008 CHF par mois, soit 84 fr., 58 fr. 80 et 33 fr. 60 par jour (art. 42ter al. 3 LAI ; mémento 4.13, état 2025, montants inchangés en 2026) ; selon ce mémento, il n'est versé que pour les jours où l'allocation pour impotent est due. Seul compte le surcroît de temps de traitement et de soins de base par rapport à un mineur du même âge en bonne santé ; les mesures médicales appliquées par du personnel paramédical et les mesures pédagogiques thérapeutiques ne comptent pas. Une surveillance permanente équivaut à deux heures, une surveillance particulièrement intense à quatre heures (art. 39 RAI).

Base légale : art. 42ter al. 3 LAI, art. 36 al. 2 et 39 RAI, Mémento AVS/AI 4.13 (état 2025, montants inchangés en 2026)

À 18 ans : rente AI et aide pour la formation

Votre droit
Une rente de l'assurance-invalidité (AI) possible dès le mois qui suit les 18 ans, et la prise en charge des frais supplémentaires de formation
Délai
6 mois à l'avance
Comment l'obtenir
Déposez la demande à l'office de l'assurance-invalidité (AI) au moins 6 mois avant les 18 ans de votre enfant.
Où s'adresser
L'office AI de votre canton. Celui du canton où habite la personne que vous aidez.

Une rente AI est possible au plus tôt le mois qui suit les 18 ans. Elle ne commence que 6 mois après la demande. Déposez donc la demande vers 17 ans et demi pour ne rien perdre. Si le handicap rend la formation beaucoup plus chère, l'AI paie les frais supplémentaires. Cela vaut aussi pour une préparation à un travail en atelier protégé. Tant que votre enfant a droit à des indemnités journalières de l'AI, la rente ne commence pas. Il faut aussi un taux d'invalidité d'au moins 40 %.

À préparer :

  • Formulaire de demande de prestations AI pour adultes
  • Rapports médicaux et scolaires récents
  • Décisions AI déjà reçues pendant l'enfance

Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.

Version juridique

Le droit à la rente AI prend naissance au plus tôt six mois après que l'assuré a fait valoir son droit aux prestations, mais pas avant le mois qui suit son 18e anniversaire ; il ne naît pas tant qu'un droit à une indemnité journalière de l'AI peut être invoqué (art. 29 al. 1-2 LAI). La rente suppose en outre une incapacité de travail d'au moins 40 % en moyenne pendant un an, une invalidité d'au moins 40 % et l'épuisement des possibilités de réadaptation (art. 28 LAI). L'assuré dont la formation professionnelle initiale occasionne, du fait de son invalidité, des frais beaucoup plus élevés qu'à une personne valide a droit au remboursement de ses frais supplémentaires, si la formation répond à ses aptitudes ; la préparation à un travail auxiliaire ou à une activité en atelier protégé y est assimilée (art. 16 LAI). Les mesures médicales pour les infirmités congénitales prennent fin à 20 ans (art. 13 LAI).

Base légale : art. 28 et 29 al. 1-2 LAI, art. 16 LAI, art. 13 LAI

Curatelle : être autorisé·e à gérer les affaires de votre enfant adulte

Votre droit
Une curatelle adaptée aux besoins, que vous pouvez demander et parfois exercer vous-même
Comment l'obtenir
Écrivez à l'autorité de protection de l'adulte de votre région, idéalement avant les 18 ans.
Où s'adresser
L'autorité de protection de l'adulte de votre région. La liste des adresses se trouve sur le site de la conférence des cantons.

À 18 ans, votre enfant devient majeur. Vous ne pouvez plus signer pour lui ou elle. S'il ou elle ne peut pas gérer seul ses affaires, une curatelle peut être mise en place. L'autorité de protection de l'adulte la décide, par exemple à la demande d'un parent. La curatelle est adaptée aux besoins : argent, courrier, santé, ou tout. Vous pouvez être nommé·e curateur ou curatrice. L'autorité peut alors vous dispenser d'une partie des rapports et des comptes.

À préparer :

  • Lettre de demande expliquant les besoins de votre enfant
  • Certificat médical récent
  • Décisions AI (allocation pour impotent, rente)
Version juridique

Dès la majorité, les parents ne représentent plus leur enfant. L'autorité de protection de l'adulte institue une curatelle lorsqu'une personne majeure est partiellement ou totalement empêchée d'assurer elle-même la sauvegarde de ses intérêts en raison d'une déficience mentale, de troubles psychiques ou d'un autre état de faiblesse ; elle agit d'office ou à la requête de la personne concernée ou d'un proche, et tient compte de la charge que la personne représente pour ses proches (art. 390 CC). La mesure est adaptée aux besoins (curatelle de représentation et de gestion du patrimoine, art. 394-395 CC ; curatelle de portée générale en cas de besoin particulier, art. 398 CC). Pour nommer le curateur, l'autorité prend autant que possible en considération les souhaits des membres de la famille ou d'autres proches ; la personne nommée doit avoir les aptitudes et le temps nécessaires et donner son accord (art. 400 et 401 al. 2 CC). Lorsque la curatelle est confiée au père, à la mère, au conjoint, au partenaire enregistré, à la personne menant de fait une vie de couple avec la personne concernée, à un descendant, à un frère ou à une sœur, l'autorité peut, si les circonstances le justifient, les dispenser en tout ou en partie de l'inventaire, des rapports et des comptes périodiques ainsi que de requérir son consentement pour certains actes (art. 420 CC).

Base légale : art. 390, 394, 395, 398, 400, 401 et 420 CC

Prestations complémentaires : remboursement des frais d'aide et de soins

Souvent ignoré

Votre droit
Le remboursement de frais d'aide, de soins, d'assistance et de transport, si les revenus et la fortune de la personne aidée sont modestes
Délai
Dans les 15 mois
Comment l'obtenir
Déposez la demande sans attendre : le droit commence le mois du dépôt. Envoyez ensuite chaque facture au service des prestations complémentaires (PC) dans les 15 mois qui suivent sa date.
Où s'adresser
Le service des prestations complémentaires (PC) de votre canton. Souvent l'agence AVS de votre commune. À Genève : le Service des prestations complémentaires.

Votre proche touche une rente AVS ou AI, ou, dès 18 ans, l'allocation pour impotent de l'AI ? Avec des revenus modestes, il ou elle peut avoir droit aux prestations complémentaires. Il faut aussi une fortune de moins de 100 000 CHF en 2026 (200 000 CHF pour un couple). Le logement habité par son propriétaire ne compte pas. Le droit commence le mois de la demande : ne tardez pas. Elles remboursent aussi des frais : aide et soins à domicile, foyer de jour, court séjour en home, transports, franchise. Envoyez chaque facture dans les 15 mois qui suivent sa date. Chaque canton fixe la liste exacte des frais remboursés. Même sans prestation mensuelle, certains frais élevés peuvent être remboursés. Un proche parent peut déposer la demande.

À préparer :

  • Décisions de rente et d'allocation pour impotent
  • Relevés de comptes et de fortune au 1er janvier
  • Bail, primes d'assurance-maladie, factures d'aide et de soins

Pour estimer : Calculateur de prestations complémentaires (Centre d'information AVS/AI)

Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.

Version juridique

Les personnes qui perçoivent une rente AVS ou AI, ou, dès 18 ans, une allocation pour impotent de l'AI, peuvent avoir droit aux prestations complémentaires (art. 4 al. 1 et 6 LPC), si leur fortune nette est inférieure à 100 000 CHF pour une personne seule ou à 200 000 CHF pour un couple, l'immeuble qui sert d'habitation à son propriétaire n'étant pas compté (art. 9a al. 1-2 LPC). Le droit à la prestation annuelle prend naissance le premier jour du mois au cours duquel la demande est déposée (art. 12 al. 1 LPC). Les cantons remboursent aux bénéficiaires d'une prestation complémentaire annuelle notamment les frais d'aide, de soins et d'assistance à domicile ou dans d'autres structures ambulatoires, les séjours passagers en home ou à l'hôpital de trois mois au plus, les frais de transport vers le centre de soins le plus proche, les moyens auxiliaires et la participation aux coûts de l'assurance-maladie (art. 14 al. 1 LPC). Les cantons précisent les frais remboursables et peuvent fixer des plafonds, qui ne peuvent être inférieurs à 25 000 CHF par an pour une personne seule à domicile, et à 90 000 CHF en cas d'impotence grave pour les bénéficiaires d'une allocation pour impotent de l'AI ou de l'assurance-accidents (art. 14 al. 2-4 LPC). Même sans prestation annuelle, les frais qui dépassent l'excédent de revenus sont remboursés (art. 14 al. 6 LPC). Le remboursement doit être demandé dans les quinze mois à compter de la facturation (art. 15 let. a LPC).

Base légale : art. 4 al. 1, 6, 9a et 12 al. 1 LPC, art. 14 et 15 LPC, art. 20 al. 1 OPC-AVS/AI et art. 67 al. 1 RAVS (demande par un proche), Mémentos AVS/AI 5.01 (état 2025) et 5.02 (état 2026)

Faites-vous remplacer de temps en temps

Votre droit
Des services de relève pour souffler, parfois remboursés par les prestations complémentaires
Comment l'obtenir
Contactez un service de relève de votre région et demandez comment le financer.
Où s'adresser
La Croix-Rouge de votre canton. Les offres changent d'un canton à l'autre.

S'occuper d'un proche est épuisant. Des services peuvent vous remplacer quelques heures ou quelques jours : Croix-Rouge, foyers de jour, courts séjours en home. Si votre proche touche des prestations complémentaires, ces frais peuvent être remboursés. Les utiliser n'est pas abandonner votre proche : c'est tenir sur la durée.

À préparer :

  • Factures du service de relève, à envoyer au service des prestations complémentaires

Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.

Version juridique

Des services de relève (associations cantonales de la Croix-Rouge, foyers de jour, courts séjours en établissement) permettent au proche aidant de se reposer. Pour les bénéficiaires de prestations complémentaires, les cantons remboursent les frais d'aide, de soins et d'assistance à domicile ou dans d'autres structures ambulatoires, ainsi que les séjours passagers dans un home de trois mois au plus (art. 14 al. 1 let. b et bbis LPC). Certains cantons financent en outre des offres de relève ; renseignez-vous auprès du service cantonal.

Base légale : art. 14 al. 1 let. b et bbis LPC

Votre canton verse peut-être une indemnité aux proches aidants

Souvent ignoré

Votre droit
Selon le canton, une indemnité ou une allocation pour le proche aidant
Comment l'obtenir
Demandez au service cantonal ce qui existe dans votre canton et à quelles conditions.
Où s'adresser
Le service de votre canton pour les proches aidants. Chaque canton a ses propres aides. La page de la Confédération donne des pistes.

La Confédération ne paie pas les proches aidants. Mais quelques cantons versent une indemnité, par exemple Fribourg. Les conditions et les montants changent d'un canton à l'autre. Demandez au service cantonal ce qui existe chez vous.

Version juridique

Le droit fédéral ne prévoit pas de rémunération générale du proche aidant. Quelques cantons versent une indemnité ou une allocation propre ; Fribourg, par exemple, octroie une indemnité forfaitaire aux proches qui apportent une aide régulière, importante et durable à une personne vivant à domicile. Conditions, montants et procédures relèvent du droit cantonal.

Base légale : Droit cantonal (exemple : Fribourg, indemnité forfaitaire pour proches aidants, fr.ch)

Office AI : réagissez au préavis, avant la décision

Votre droit
Donner votre avis sur le projet de décision de l'office de l'assurance-invalidité (AI), dans les 30 jours
Délai
Dans les 30 jours
Comment l'obtenir
Répondez à l'office de l'assurance-invalidité (AI) dans les 30 jours après réception du préavis, de préférence par écrit, avec vos motifs et vos pièces.
Où s'adresser
L'office AI de votre canton. Celui du canton où habite la personne que vous aidez.

Avant de décider, l'office AI envoie un préavis : un projet de décision. Vous avez 30 jours pour donner votre avis, de préférence par écrit. C'est aussi possible oralement, lors d'un entretien à l'office AI. C'est le meilleur moment pour corriger une évaluation. Joignez des pièces : rapports médicaux, relevé de l'aide donnée chaque jour.

À préparer :

  • Copie du préavis et de l'enveloppe (date de réception)
  • Rapports médicaux récents
  • Relevé de l'aide et de la surveillance nécessaires chaque jour
Observations sur un préavis de l'office AI
[Prénom Nom]
[Adresse]
[Numéro AVS ou référence du dossier]

Recommandé
[Nom et adresse de l'office AI]

[Lieu], le [date]

Observations sur le préavis du [date du préavis]

Madame, Monsieur,

J'ai reçu le [date de réception] votre préavis du [date du préavis]. Je ne suis pas d'accord avec ce préavis.

Je demande que [ce que vous demandez, par exemple : une impotence de degré moyen soit reconnue].

Motifs : [expliquez en quelques phrases pourquoi le préavis est faux, avec les faits et les documents qui le montrent].

Je vous demande également une copie complète de mon dossier.

Annexes : copie du préavis, [autres pièces]

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées.

[Signature]

Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.

Version juridique

Avant toute décision finale sur une demande de prestations, ou sur la suppression ou la réduction d'une prestation, l'office AI communique à l'assuré un préavis ; l'assuré a le droit d'être entendu et peut faire part de ses observations dans un délai de 30 jours (art. 57a al. 1 et 3 LAI, art. 42 LPGA), par écrit ou oralement, lors d'un entretien personnel (art. 73ter al. 2 RAI). C'est le moment de contester une évaluation de l'impotence ou du besoin d'aide, pièces à l'appui, avant que la décision soit rendue.

Base légale : art. 57a LAI, art. 73ter al. 2 RAI, art. 42 LPGA

Vous avez le droit de contester une décision

Votre droit
Contester une décision (refus, degré d'impotence sous-évalué) dans les 30 jours
Délai
Dans les 30 jours
Comment l'obtenir
Caisse de compensation ou prestations complémentaires (PC) : opposition à la caisse, de préférence écrite. Office de l'assurance-invalidité (AI) : recours au tribunal cantonal des assurances. Dans les deux cas, 30 jours dès réception.
Où s'adresser
L'organe qui a rendu la décision, ou le tribunal indiqué au bas de la décision de l'office AI

Une demande refusée, un degré d'aide sous-évalué ? Vous pouvez contester dans les 30 jours dès réception de la décision. Décision d'une caisse de compensation ou des PC : faites opposition auprès de la caisse, de préférence par écrit. Décision de l'office AI : faites un recours au tribunal cantonal des assurances. Le recours AI est payant : entre 200 et 1 000 CHF de frais de justice. Si vous avez peu de moyens, demandez l'assistance judiciaire gratuite pour le recours. Un service de conseil peut vous aider à écrire.

À préparer :

  • Copie de la décision et de l'enveloppe (date de réception)
  • Toutes les pièces qui montrent que la décision est fausse (rapports médicaux, relevés)
Lettre d'opposition (caisse de compensation, PC)
[Prénom Nom]
[Adresse]
[Numéro AVS ou référence du dossier]

Recommandé
[Nom et adresse de l'assurance]

[Lieu], le [date]

Opposition à la décision du [date de la décision]

Madame, Monsieur,

Je forme opposition à votre décision du [date de la décision], que j'ai reçue le [date de réception].

Je demande que [ce que vous demandez, par exemple : la bonification pour tâches d'assistance me soit accordée pour l'année …].

Motifs : [expliquez en quelques phrases pourquoi la décision est fausse, avec les faits et les documents qui le montrent].

Je vous demande également une copie complète de mon dossier.

Annexes : copie de la décision, [autres pièces]

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées.

[Signature]

Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.

Version juridique

Les décisions des caisses de compensation (allocation pour impotent de l'AVS, bonification pour tâches d'assistance) et des organes PC peuvent être attaquées dans les trente jours par voie d'opposition auprès de l'assureur qui les a rendues ; l'opposition doit contenir des conclusions et être motivée, et peut être formée par écrit ou par oral, lors d'un entretien personnel (art. 52 al. 1 LPGA, art. 10 al. 1 et 3 OPGA). Les décisions des offices AI cantonaux font directement l'objet d'un recours devant le tribunal cantonal des assurances (art. 69 al. 1 let. a LAI), dans les trente jours (art. 60 LPGA) ; l'acte de recours contient un exposé succinct des faits et des motifs ainsi que des conclusions (art. 61 let. b LPGA), et la procédure est soumise à des frais de 200 à 1 000 CHF (art. 69 al. 1bis LAI) ; l'assistance judiciaire gratuite est accordée lorsque les circonstances le justifient (art. 61 let. f LPGA). Les délais ne courent pas du 7e jour avant Pâques au 7e jour après Pâques, du 15 juillet au 15 août et du 18 décembre au 2 janvier (art. 38 al. 4 LPGA).

Base légale : art. 52 LPGA, art. 10 OPGA, art. 38 al. 4 et 56-61 LPGA, art. 69 al. 1 et 1bis LAI

Ces informations expliquent vos droits de façon générale, en termes simples. Ce n'est pas un conseil pour votre cas précis. Pour faire valoir un droit, adressez-vous à l'organe concerné ou à un service de conseil (voir « À qui vous adresser »). Contenu vérifié le contre les textes officiels (notre méthode).