Activité indépendante : vos droits
Indépendant en Suisse : AVS, cotisations, chômage, 2e pilier, accident, maladie, allocations
Reconnaissance du statut par la caisse de compensation, cotisations AVS/AI/APG et acomptes, absence d'assurance-chômage, retrait et assurance facultative du 2e pilier, 3e pilier, assurance-accidents et perte de gain maladie facultatives, allocations familiales, allocations de maternité et de l'autre parent, soutien de l'assurance-chômage au projet.
Voir ceux qui vous concernent en quelques questions
Annoncez-vous à la caisse AVS : c'est elle qui reconnaît votre statut
- Votre droit
- La reconnaissance de votre statut d'indépendant·e et votre affiliation à l'AVS
- Comment l'obtenir
- Annoncez-vous à la caisse de compensation dès le début de votre activité, avec vos premières factures.
- Où s'adresser
- La caisse de compensation AVS. Si votre association professionnelle a sa propre caisse, c'est elle. Sinon, c'est la caisse du canton où vous habitez ou du canton de votre entreprise.
Dès que vous commencez, annoncez-vous à la caisse de compensation AVS. C'est elle qui décide si votre activité est indépendante. Votre contrat ne suffit pas : elle regarde les faits. Travaillez-vous en votre nom et pour votre compte ? Organisez-vous librement votre travail ? Supportez-vous le risque financier ? Avez-vous plusieurs clients ? Avec un seul client, l'activité est en général considérée comme salariée. Vous pouvez être indépendant·e pour une activité et salarié·e pour une autre. Vous n'êtes pas d'accord avec la décision de la caisse ? Vous avez 30 jours dès sa réception pour faire opposition auprès d'elle.
À préparer :
- Le formulaire d'affiliation de la caisse de compensation
- Des copies de vos premières factures, contrats ou offres
- Si vous en avez : votre papier à en-tête, votre bail, votre assurance responsabilité civile
Version juridique
Le revenu d'une activité indépendante comprend tout revenu du travail autre que la rémunération d'un travail accompli dans une situation dépendante (art. 9 al. 1 LAVS ; art. 12 al. 1 LPGA). Les personnes exerçant une activité indépendante qui ne sont pas encore affiliées doivent s'annoncer à la caisse de compensation cantonale (art. 64 al. 5 LAVS) ; les membres d'une association fondatrice relèvent de la caisse professionnelle, les autres de la caisse du canton de domicile ou du siège de l'entreprise (art. 64 al. 1 et 2 LAVS ; art. 117 al. 2 RAVS). Selon le mémento 2.02 (état au 1er janvier 2026), la caisse détermine le statut au cas par cas, d'après les conditions économiques et non d'après les rapports contractuels : agir en son nom et pour son compte, organiser librement son travail, assumer le risque économique, travailler pour plusieurs mandants. Une même personne peut être indépendante pour une activité et salariée pour une autre (art. 12 al. 2 LPGA). La décision de la caisse peut être attaquée par voie d'opposition dans les trente jours (art. 52 al. 1 LPGA), le délai courant dès le lendemain de la communication (art. 38 al. 1 LPGA).
Base légale : art. 9 al. 1 LAVS, art. 64 al. 1, 2 et 5 LAVS, art. 117 al. 2 RAVS, art. 12 LPGA, art. 38 al. 1 et 52 al. 1 LPGA, Centre d'information AVS/AI, mémento 2.02 (état au 1er janvier 2026), Portail PME (SECO), « Indépendance : mode d'emploi »
Cotisations AVS, AI et APG : 10 % du revenu, moins pour les petits revenus
- Votre droit
- Un taux réduit si votre revenu est inférieur à 60 500 CHF par an (2026)
- Comment l'obtenir
- Annoncez à la caisse le revenu que vous pensez gagner cette année.
- Où s'adresser
- La caisse de compensation AVS. Si votre association professionnelle a sa propre caisse, c'est elle. Sinon, c'est la caisse du canton où vous habitez ou du canton de votre entreprise.
Vous payez seul·e vos cotisations à l'AVS, à l'assurance-invalidité (AI) et aux allocations pour perte de gain (APG). En 2026, elles font 10 % de votre revenu dès 60 500 CHF par an. En dessous, le taux baisse par paliers, jusqu'à 5,371 %. Avec un revenu inférieur à 10 100 CHF par an, vous payez la cotisation minimale : 530 CHF par an. La caisse ajoute des frais d'administration, au plus 5 % des cotisations. Le revenu qui compte est votre revenu net, tel que les impôts le fixent. Vous avez une petite activité à côté d'un emploi, qui rapporte au plus 2 500 CHF par an ? Les cotisations ne sont alors prélevées que si vous le demandez.
À préparer :
- Une estimation de votre revenu de l'année (budget, premiers comptes)
- Plus tard : vos comptes annuels et votre taxation fiscale
Version juridique
Une cotisation AVS de 8,1 % est perçue sur le revenu de l'activité indépendante, arrondi au multiple de 100 francs immédiatement inférieur (art. 8 al. 1 LAVS) ; avec l'AI (1,4 %) et les APG (0,5 %), le taux total est de 10 % (mémento 2.02, état au 1er janvier 2026). Si le revenu est d'au moins 10 100 francs mais inférieur à 60 500 francs par an, le taux est réduit selon un barème dégressif (art. 21 al. 1 RAVS), soit de 5,371 % à 9,321 % pour l'ensemble AVS/AI/APG (mémento 2.02). En dessous, la cotisation minimale est due : 435 francs par an pour l'AVS (art. 8 al. 2 LAVS), 530 francs pour l'AVS, l'AI et les APG (mémento 2.02), sauf si elle a déjà été perçue sur un salaire. Lorsque le revenu d'une activité indépendante accessoire n'excède pas 2 500 francs par année civile, la cotisation n'est perçue qu'à la demande de l'assuré (art. 19 RAVS). Les caisses prélèvent en sus une contribution aux frais d'administration de 5 % au plus des cotisations (mémento 2.02). Le revenu est déterminé par les autorités fiscales cantonales d'après la taxation de l'impôt fédéral direct et communiqué aux caisses, qui sont liées par ces données (art. 9 al. 3 LAVS ; art. 23 al. 1 et 4 RAVS).
Base légale : art. 8 LAVS, art. 9 al. 3 LAVS, art. 19, 21 et 23 RAVS, Centre d'information AVS/AI, mémento 2.02 (état au 1er janvier 2026)
Acomptes puis décompte : signalez tout changement de revenu
- Votre droit
- Des acomptes adaptés à votre revenu réel, et le remboursement de ce que vous avez payé en trop
- Délai
- Dans les 30 jours
- Comment l'obtenir
- Signalez à la caisse toute variation importante de votre revenu, et payez chaque facture dans le délai.
- Où s'adresser
- La caisse de compensation AVS. Si votre association professionnelle a sa propre caisse, c'est elle. Sinon, c'est la caisse du canton où vous habitez ou du canton de votre entreprise.
Pendant l'année, vous payez des acomptes, en général chaque trimestre. La caisse les calcule sur le revenu que vous avez annoncé. Plus tard, elle reçoit votre revenu réel des impôts et fait le décompte. Vous avez trop payé ? Elle vous rembourse. Pas assez ? Elle envoie une facture, à payer dans les 30 jours dès la date de la facture. C'est le jour où l'argent arrive à la caisse qui compte. En cas de retard, des intérêts de 5 % par an sont dus. Ils peuvent aussi courir avant la facture, si vos acomptes étaient trop bas d'au moins un quart. Prévenez donc la caisse dès que votre revenu monte ou baisse nettement. Vous n'arrivez pas à payer ? Demandez un report à la caisse avant l'échéance : des intérêts restent dus.
À préparer :
- Vos derniers comptes ou une estimation à jour de votre revenu
- La dernière facture d'acomptes ou la décision de cotisation
Version juridique
Pendant l'année de cotisation, des acomptes sont versés périodiquement ; la caisse les fixe d'après le revenu probable et les adapte si le revenu s'en écarte sensiblement (art. 24 al. 1 à 3 RAVS). L'assuré fournit les renseignements nécessaires et signale tout écart sensible (art. 24 al. 4 RAVS). La caisse fixe ensuite les cotisations dues dans une décision et établit le solde ; les cotisations encore dues sont versées dans les 30 jours dès la facturation, les montants versés en trop étant remboursés ou compensés (art. 25 RAVS). Des intérêts moratoires de 5 % par an sont dus notamment sur les cotisations non versées dans les 30 jours dès la facturation, ainsi que lorsque les acomptes étaient inférieurs d'au moins 25 % aux cotisations effectivement dues et que celles-ci n'ont pas été versées jusqu'au 1er janvier après la fin de l'année civile qui suit l'année de cotisation (art. 41bis al. 1 let. e et f et art. 42 al. 2 RAVS). Les cotisations sont réputées payées lorsqu'elles parviennent à la caisse (art. 42 al. 1 RAVS). Selon le mémento 2.02, les acomptes sont facturés par trimestre et payables dans les 10 jours qui suivent la fin du trimestre ; un report du délai de paiement peut être demandé à la caisse, des intérêts moratoires restant dus.
Base légale : art. 24 et 25 RAVS, art. 41bis al. 1 let. e et f RAVS, art. 42 al. 1 et 2 RAVS, Centre d'information AVS/AI, mémento 2.02 (état au 1er janvier 2026)
Pas d'assurance-chômage pour votre activité indépendante
- Votre droit
- La prise en compte de vos anciens emplois salariés pendant 2 ans de plus au maximum
- Comment l'obtenir
- Gardez vos certificats de travail et fiches de salaire ; si votre activité s'arrête, adressez-vous à l'ORP.
- Où s'adresser
- L'ORP (office régional de placement). Parlez-en à votre conseiller ou conseillère à l'ORP. Il ou elle vous indique où déposer la demande dans votre canton.
Comme indépendant·e, vous ne cotisez pas à l'assurance-chômage et vous ne pouvez pas vous y affilier. Si votre activité s'arrête, elle ne vous donne donc pas droit au chômage. Mais vos anciens emplois salariés peuvent encore compter. Normalement, il faut 12 mois de travail salarié dans les 2 dernières années. Pour vous, cette période est allongée de la durée de votre activité indépendante, de 2 ans au plus. Vous étiez déjà au chômage avant de vous lancer ? Votre période d'indemnisation peut aussi être prolongée de 2 ans. Vous gardez un emploi salarié à côté ? Vous restez assuré·e au chômage pour cet emploi.
À préparer :
- Vos certificats de travail et fiches de salaire des emplois précédents
- Une preuve des dates de début et de fin de votre activité indépendante (affiliation à la caisse de compensation)
Version juridique
Seuls les travailleurs qui paient des cotisations sur le revenu d'une activité salariée, et leurs employeurs, cotisent à l'assurance-chômage (art. 2 al. 1 LACI) ; l'indépendant ne peut pas s'y affilier (mémento 2.09). Le droit à l'indemnité suppose notamment douze mois d'activité soumise à cotisation dans le délai-cadre de cotisation de deux ans (art. 8 al. 1 let. e, art. 9 al. 3 et art. 13 al. 1 LACI). Pour l'assuré qui a entrepris une activité indépendante sans toucher les prestations des art. 71a à 71d LACI, le délai-cadre de cotisation est prolongé de la durée de cette activité, mais de deux ans au maximum (art. 9a al. 2 LACI) ; si un délai-cadre d'indemnisation courait au moment où il s'est lancé et qu'il ne peut pas justifier d'une période de cotisation suffisante lorsqu'il cesse cette activité, ce délai-cadre est prolongé de deux ans (art. 9a al. 1 LACI), sans dépassement du nombre maximum d'indemnités (art. 9a al. 3 LACI). La personne qui exerce simultanément une activité salariée reste assurée pour celle-ci (art. 12 al. 2 LPGA ; art. 2 al. 1 let. a LACI).
Base légale : art. 2 al. 1 LACI, art. 8 al. 1 let. e, 9 et 13 al. 1 LACI, art. 9a LACI, art. 12 al. 2 LPGA, Centre d'information AVS/AI, mémento 2.09 (état au 1er janvier 2025)
Retirer votre 2e pilier pour vous lancer : avec l'accord écrit de votre conjoint·e
- Votre droit
- Le versement en espèces de votre avoir de 2e pilier, si vous n'êtes plus soumis·e à la caisse de pension obligatoire
- Comment l'obtenir
- Demandez le versement par écrit à votre caisse de pension ou à votre fondation de libre passage.
- Où s'adresser
- Votre caisse de pension ou votre fondation de libre passage. Son nom figure sur votre certificat de prévoyance, ou sur le relevé de votre compte de libre passage.
Vous vous mettez à votre compte et vous n'êtes plus obligatoirement dans une caisse de pension ? Vous pouvez demander que votre avoir de 2e pilier vous soit versé. Marié·e ou en partenariat enregistré ? Il faut l'accord écrit de votre conjoint·e ou partenaire. En cas de refus sans raison valable, vous pouvez saisir le tribunal civil. La même règle vaut pour un 3e pilier (3a). Vous gardez un emploi salarié qui vous soumet à une caisse de pension ? La condition n'est alors pas remplie. Rien ne vous oblige à retirer cet argent : il peut rester dans le 2e pilier. Il sert à votre retraite : ce que vous retirez manquera plus tard. Le capital versé est imposé, à part de vos autres revenus.
À préparer :
- Une preuve de votre statut d'indépendant·e : demandez à votre caisse de pension celle qu'elle exige
- L'accord écrit de votre conjoint·e ou partenaire, si vous êtes marié·e ou en partenariat enregistré
- Votre certificat de prévoyance ou le relevé de votre compte de libre passage
Version juridique
L'assuré peut exiger le paiement en espèces de la prestation de sortie lorsqu'il s'établit à son compte et qu'il n'est plus soumis à la prévoyance professionnelle obligatoire (art. 5 al. 1 let. b LFLP). S'il est marié ou lié par un partenariat enregistré, le paiement ne peut intervenir qu'avec le consentement écrit du conjoint ou du partenaire (art. 5 al. 2 LFLP) ; s'il n'est pas possible de recueillir ce consentement ou s'il est refusé sans motif légitime, l'assuré peut en appeler au tribunal civil (art. 5 al. 3 LFLP). À défaut de paiement en espèces, l'assuré qui n'entre pas dans une autre institution maintient sa prévoyance sous une autre forme admise (art. 4 al. 1 LFLP) ; il peut aussi s'assurer à titre facultatif (art. 4 et 44 LPP). Le même motif permet le versement anticipé du pilier 3a, avec le consentement écrit du conjoint ou du partenaire (art. 3 al. 2 let. d et al. 6 OPP 3). Les prestations en capital sont imposées séparément des autres revenus (mémento 2.09, ch. 20).
Base légale : art. 5 al. 1 let. b, al. 2 et 3 LFLP, art. 4 al. 1 LFLP, art. 4 et 44 LPP, art. 3 al. 2 let. d et al. 6 OPP 3, Centre d'information AVS/AI, mémento 2.09 (état au 1er janvier 2025)
2e pilier : pas obligatoire, mais vous avez le droit de vous assurer
- Votre droit
- Une assurance facultative au 2e pilier, pour la retraite, l'invalidité et le décès
- Délai
- Dans l'année
- Comment l'obtenir
- Demandez à votre association professionnelle si elle a une caisse de pension ; sinon, adressez-vous à l'institution supplétive.
- Où s'adresser
- L'institution supplétive (2e pilier). C'est une fondation prévue par la loi. Les formulaires d'affiliation sont sur son site.
La caisse de pension n'est pas obligatoire pour les indépendants. Sans elle, il vous reste l'AVS pour la retraite. Vous pouvez vous assurer de vous-même. Trois portes existent. La caisse de pension de votre association professionnelle, si elle en a une. Celle de vos employés, si vous en avez. À défaut, l'institution supplétive : la loi vous donne le droit de vous y assurer. Une caisse peut exclure un problème de santé pendant 3 ans au plus. Elle ne le peut pas si vous vous assurez dans l'année qui suit votre sortie de l'assurance obligatoire. Il faut y avoir été assuré·e au moins 6 mois. Autre possibilité, seule ou en plus : le 3e pilier (3a). Sans caisse de pension, vous pouvez y verser 20 % de votre revenu, au plus 36 288 CHF en 2026.
À préparer :
- Votre dernier certificat de prévoyance (2e pilier)
- Une preuve de votre affiliation à la caisse de compensation comme indépendant·e
- Une estimation de votre revenu annuel
Version juridique
Les indépendants ne sont pas soumis à l'assurance obligatoire, sauf décision du Conseil fédéral pour une profession déterminée (art. 3 LPP). Ils peuvent se faire assurer à titre facultatif, les dispositions sur l'assurance obligatoire, en particulier les limites de revenu de l'art. 8 LPP, s'appliquant par analogie (art. 4 al. 1 et 2 LPP) ; ils peuvent aussi s'assurer uniquement dans la prévoyance étendue (art. 4 al. 3 LPP). Ils peuvent s'assurer auprès de l'institution qui assure leurs salariés ou dont ils relèvent à raison de leur profession (art. 44 al. 1 LPP) ; celui qui n'a pas accès à une institution a le droit de se faire assurer auprès de l'institution supplétive (art. 44 al. 2 LPP). La couverture des risques de décès et d'invalidité peut faire l'objet d'une réserve pour raison de santé durant trois ans au plus ; une telle réserve n'est pas admissible si l'indépendant s'assure à titre facultatif moins d'une année après avoir été soumis à l'assurance obligatoire pendant au moins six mois (art. 45 LPP). Les montants versés sont affectés durablement à la prévoyance (art. 4 al. 4 LPP). L'indépendant qui n'est pas affilié à une institution de prévoyance peut déduire au pilier 3a jusqu'à 20 % du revenu de l'activité lucrative, au plus 40 % du montant-limite supérieur de l'art. 8 al. 1 LPP (art. 7 al. 1 let. b OPP 3), soit 36 288 francs.
Base légale : art. 3 et 4 LPP, art. 44 et 45 LPP, art. 8 al. 1 LPP, art. 7 al. 1 let. b OPP 3, Centre d'information AVS/AI, mémento 2.09 (état au 1er janvier 2025)
Accident : sans démarche, seuls vos soins sont couverts
- Votre droit
- Une assurance-accidents facultative, avec les mêmes prestations que celle des salariés
- Comment l'obtenir
- Demandez une assurance-accidents facultative selon la loi sur l'assurance-accidents (LAA) à un assureur-accidents.
- Où s'adresser
- Un assureur-accidents. Avec des employés : leur assureur-accidents. Seul·e : la Suva si votre branche en dépend, sinon un autre assureur-accidents de votre choix.
Un salarié est assuré contre les accidents par son employeur. Pas vous. Sans démarche de votre part, seule votre assurance-maladie paie les soins après un accident. Elle ne remplace pas votre revenu. Annoncez-lui que vous n'êtes plus assuré·e contre les accidents par un employeur. Vous pouvez aussi conclure une assurance-accidents facultative, selon la même loi que les salariés. Elle couvre les soins, des indemnités journalières et des rentes. Vous fixez le revenu assuré avec l'assureur : au moins 66 690 CHF par an. L'assureur peut refuser, par exemple si vous avez déjà un problème de santé important et durable. Les membres de votre famille qui travaillent avec vous peuvent aussi s'assurer. Il faut habiter en Suisse.
À préparer :
- Une preuve de votre statut d'indépendant·e (affiliation à la caisse de compensation)
- Une estimation de votre revenu annuel, pour fixer le revenu assuré
- Votre police d'assurance-maladie, pour vérifier la couverture accident
Version juridique
Les personnes exerçant une activité lucrative indépendante et domiciliées en Suisse, ainsi que les membres de leur famille qui collaborent à l'entreprise, peuvent s'assurer à titre facultatif s'ils ne sont pas assurés à titre obligatoire (art. 4 al. 1 LAA) ; les dispositions sur l'assurance obligatoire s'appliquent par analogie (art. 5 al. 1 LAA). Peut aussi conclure une assurance facultative celui qui est partiellement occupé comme travailleur (art. 134 al. 1 OLAA). Le rapport d'assurance se fonde sur un contrat écrit (art. 136 OLAA). L'assureur des travailleurs de l'entreprise assure aussi l'employeur ; sans personnel, l'indépendant s'assure auprès de la CNA dans les secteurs de l'art. 66 al. 1 LAA et auprès des assureurs de l'art. 68 LAA dans les autres (art. 135 OLAA). L'assureur peut refuser de conclure pour des raisons fondées, notamment en cas d'atteintes à la santé préexistantes importantes et durables (art. 134 al. 3 OLAA). Le gain assuré est convenu à la conclusion du contrat et peut être modifié au début de chaque année civile ; pour l'indépendant, il ne peut être inférieur à 45 % du montant maximum du gain assuré, qui s'élève à 148 200 francs par an (art. 138 et 22 al. 1 OLAA), soit 66 690 francs. En l'absence d'assurance-accidents, l'assurance-maladie sociale alloue ses prestations en cas d'accident (art. 1a al. 2 let. b et art. 8 al. 2 LAMal).
Base légale : art. 4 et 5 LAA, art. 22 al. 1 OLAA, art. 134 à 138 OLAA, art. 1a al. 2 let. b et art. 8 al. 2 LAMal, Centre d'information AVS/AI, mémento 2.09 (état au 1er janvier 2025)
Maladie : aucune assurance obligatoire ne remplace votre revenu
- Votre droit
- Une assurance facultative d'indemnités journalières en cas de maladie
- Comment l'obtenir
- Demandez les conditions d'une assurance d'indemnités journalières et lisez-les avant de signer.
- Où s'adresser
- Une assurance-maladie ou un autre assureur autorisé, que vous choisissez librement
Votre assurance-maladie obligatoire paie les soins, pas votre revenu. Si vous tombez malade, aucune assurance obligatoire ne remplace ce que vous ne gagnez plus. Vous pouvez conclure une assurance d'indemnités journalières. Elle est facultative. Dans l'assurance prévue par la loi sur l'assurance-maladie (LAMal), vous fixez le montant avec l'assureur. Les indemnités sont alors versées pendant au moins 720 jours. L'assureur peut exclure une maladie que vous avez déjà, pendant 5 ans au plus. Un délai d'attente plus long fait baisser la prime. D'autres contrats existent, avec leurs propres conditions. Lisez la durée des versements, le délai d'attente et les exclusions. Votre association professionnelle peut avoir un contrat collectif. En cas d'invalidité, l'assurance-invalidité (AI) vous couvre comme un salarié.
À préparer :
- Une estimation de votre revenu annuel
- Les conditions générales du contrat proposé
Version juridique
L'assurance-maladie sociale comprend l'assurance obligatoire des soins et une assurance facultative d'indemnités journalières (art. 1a al. 1 LAMal). Toute personne domiciliée en Suisse ou qui y exerce une activité lucrative, âgée de quinze ans au moins mais n'ayant pas atteint 65 ans, peut conclure une telle assurance, auprès d'un autre assureur que celui de l'assurance des soins si elle le souhaite (art. 67 al. 1 et 2 LAMal), le cas échéant sous forme collective par une association professionnelle (art. 67 al. 3 let. b LAMal). L'assureur peut exclure par une réserve les maladies existant au moment de l'admission ; la réserve est caduque au plus tard après cinq ans (art. 69 al. 1 et 2 LAMal). Le montant de l'indemnité est convenu avec l'assureur ; à défaut d'accord contraire, le droit naît le troisième jour qui suit le début de la maladie, le versement pouvant être différé moyennant une réduction de prime ; les indemnités sont versées durant au moins 720 jours dans une période de 900 jours (art. 72 al. 1 à 3 LAMal). Selon l'OFAS, l'indépendant peut aussi s'assurer auprès d'un autre assureur autorisé ; cette assurance est facultative.
Base légale : art. 1a al. 1 LAMal, art. 67 et 69 LAMal, art. 72 al. 1 à 3 LAMal, OFAS, « À quoi faire attention si vous exercez une activité indépendante » (page publiée le 26 août 2025)
Allocations familiales : vous cotisez, et vous y avez droit
- Votre droit
- Au moins 215 CHF par mois et par enfant, 268 CHF pour un enfant en formation (2026)
- Comment l'obtenir
- Affiliez-vous à une caisse d'allocations familiales, puis déposez-y votre demande avec les pièces justificatives.
- Où s'adresser
- La caisse d'allocations familiales. Elle est le plus souvent gérée par votre caisse de compensation AVS. Demandez-lui.
Comme indépendant·e, vous devez vous affilier à une caisse d'allocations familiales, même sans enfant. Vous lui payez des cotisations sur votre revenu, jusqu'à 148 200 CHF par an. Le taux dépend du canton et de la caisse. En échange, vous avez droit aux allocations pour vos enfants. Le minimum est de 215 CHF par mois et par enfant. Il est de 268 CHF pour un enfant en formation. Certains cantons versent plus : cela dépend du vôtre. Condition : gagner au moins 7 560 CHF par an. En dessous, d'autres règles s'appliquent : demandez à la caisse. Une seule allocation est versée par enfant. Si l'autre parent travaille aussi, la loi fixe qui la reçoit : la caisse vous le dira. Vous avez oublié de la demander ? Vous pouvez la réclamer pour les 5 dernières années au plus.
À préparer :
- Le formulaire de demande de la caisse d'allocations familiales
- Les pièces justificatives qu'elle demande pour chaque enfant
Version juridique
Les personnes exerçant une activité lucrative indépendante obligatoirement assurées à l'AVS à ce titre sont assujetties à la LAFam (art. 11 al. 1 let. c LAFam) et tenues de s'affilier à une caisse de compensation pour allocations familiales dans le canton du siège de l'entreprise ou, à défaut, de leur domicile (art. 12 al. 1 et 2 LAFam). Elles ont droit aux allocations familiales (art. 13 al. 2bis LAFam) : au moins 215 francs par mois pour l'allocation pour enfant et 268 francs pour l'allocation de formation (art. 5 al. 1 et 2 LAFam), les cantons pouvant prévoir des montants plus élevés ainsi qu'une allocation de naissance et une allocation d'adoption (art. 3 al. 2 LAFam). Le droit suppose un revenu annuel soumis à l'AVS correspondant au moins à la moitié du montant annuel de la rente de vieillesse complète minimale (art. 13 al. 3 LAFam ; art. 34 al. 5 LAVS), soit 7 560 francs ; en dessous, la personne est considérée comme sans activité lucrative (art. 19 al. 1bis LAFam). Le droit naît le premier jour du mois au cours duquel l'activité débute et expire le dernier jour du mois au cours duquel elle cesse (art. 10a al. 1 OAFam). Lorsque plusieurs personnes peuvent prétendre aux allocations pour le même enfant, l'ordre de priorité de l'art. 7 LAFam s'applique. Les cantons règlent le financement ; les cotisations ne sont prélevées que sur la part du revenu équivalant au montant maximal du gain assuré dans l'assurance-accidents obligatoire (art. 16 al. 1 et 4 LAFam), soit 148 200 francs (art. 22 al. 1 OLAA). Selon le mémento 6.08, le droit peut être exercé rétroactivement pour cinq ans au plus.
Base légale : art. 3 al. 2 et art. 5 LAFam, art. 7 LAFam, art. 11 al. 1 let. c et art. 12 LAFam, art. 13 al. 2bis et 3 LAFam, art. 16 et 19 al. 1bis LAFam, art. 10a OAFam, Centre d'information AVS/AI, mémento 6.08 (état au 1er janvier 2025)
Maternité : 98 jours d'allocation, aussi pour les indépendantes
- Votre droit
- 80 % de votre revenu pendant 98 jours dès l'accouchement, au plus 220 CHF par jour en 2026
- Délai
- Dans les 5 ans
- Comment l'obtenir
- Envoyez le formulaire 318.750 directement à votre caisse de compensation.
- Où s'adresser
- La caisse de compensation AVS. Si votre association professionnelle a sa propre caisse, c'est elle. Sinon, c'est la caisse du canton où vous habitez ou du canton de votre entreprise.
Vous avez droit à l'allocation de maternité comme une salariée. Elle vaut 80 % de votre revenu moyen, pendant 98 jours dès l'accouchement. Le maximum est de 220 CHF par jour en 2026. Il faut avoir été assurée à l'AVS pendant les 9 mois avant l'accouchement. Il faut aussi avoir travaillé au moins 5 mois pendant cette période. Le revenu retenu est celui de votre dernière décision de cotisations AVS. Vos cotisations sont recalculées plus tard pour cette année-là ? Demandez à la caisse d'adapter l'allocation. Attention : l'allocation s'arrête le jour où vous reprenez votre activité. Les jours restants sont perdus. Vous pouvez demander l'allocation jusqu'à 5 ans après la fin de ces 98 jours.
À préparer :
- Le formulaire 318.750 (demande d'allocation de maternité)
- L'acte de naissance de l'enfant
- Votre dernière décision de cotisations AVS
Version juridique
A droit à l'allocation la femme qui a été assurée obligatoirement au sens de la LAVS durant les neuf mois précédant l'accouchement, a exercé une activité lucrative durant cinq mois au cours de cette période et exerce une activité indépendante à la date de l'accouchement (art. 16b al. 1 LAPG) ; la durée d'assurance est réduite si l'accouchement intervient avant la fin du neuvième mois de grossesse (art. 16b al. 2 LAPG). L'allocation est versée durant 98 jours consécutifs dès l'accouchement (art. 16c al. 1 et 2 LAPG) ; elle est égale à 80 % du revenu moyen de l'activité lucrative obtenu avant le début du droit, au plus 220 francs par jour (art. 16e al. 2 et 16f al. 1 LAPG). Pour l'indépendante, elle est calculée d'après le revenu qui a servi de base à la dernière décision de cotisations AVS, et ajustée sur demande si une nouvelle décision de cotisation est rendue par la suite pour l'année concernée (art. 32 et art. 7 al. 1 et 1bis OAPG). Le droit s'éteint de manière anticipée si la mère reprend une activité lucrative (art. 16d al. 3 LAPG). Le droit aux allocations non versées s'éteint cinq ans après la fin du droit (art. 20 al. 1 let. b LAPG). La demande est adressée directement à la caisse de compensation (mémento 6.02).
Base légale : art. 16b al. 1 et 2 LAPG, art. 16c al. 1 et 2 et art. 16d LAPG, art. 16e et 16f LAPG, art. 20 al. 1 let. b LAPG, art. 7 al. 1 et 1bis et art. 32 OAPG, Centre d'information AVS/AI, mémento 6.02 (état au 1er janvier 2025)
Autre parent : 2 semaines d'allocation, à prendre dans les 6 mois
- Votre droit
- 14 indemnités journalières à 80 % de votre revenu, au plus 220 CHF par jour en 2026
- Délai
- Dans les 6 mois
- Comment l'obtenir
- Prenez vos jours de congé dans les 6 mois après la naissance, puis envoyez le formulaire 318.747 à votre caisse de compensation.
- Où s'adresser
- La caisse de compensation AVS. Si votre association professionnelle a sa propre caisse, c'est elle. Sinon, c'est la caisse du canton où vous habitez ou du canton de votre entreprise.
Vous êtes l'autre parent légal de l'enfant : le père, ou l'épouse de la mère ? Vous avez droit à 14 indemnités journalières au plus. Cela fait 2 semaines, ou 10 jours de travail pris un par un. Chaque indemnité vaut 80 % de votre revenu moyen, au plus 220 CHF par jour en 2026. Les conditions sont les mêmes que pour la mère : 9 mois d'assurance à l'AVS et 5 mois de travail avant la naissance. Les jours doivent être pris dans les 6 mois après la naissance. Ensuite, ils sont perdus. L'argent est versé en une fois, à la fin.
À préparer :
- Le formulaire 318.747 (demande d'allocation à l'autre parent)
- L'acte de naissance de l'enfant
- La liste des jours de congé pris
- Votre dernière décision de cotisations AVS
Version juridique
A droit à l'allocation la personne qui est l'autre parent légal de l'enfant au moment de la naissance ou le devient au cours des six mois qui suivent, a été assurée obligatoirement au sens de la LAVS pendant les neuf mois précédant la naissance, a exercé une activité lucrative durant au moins cinq mois au cours de cette période et exerce une activité indépendante à la date de la naissance (art. 16i al. 1 LAPG). L'allocation peut être perçue dans un délai-cadre de six mois qui commence à courir le jour de la naissance ; le droit s'éteint au terme de ce délai (art. 16j LAPG). Elle est versée sous la forme de quatorze indemnités journalières au plus pour les jours de congé pris : sept par semaine de congé, ou deux indemnités supplémentaires pour cinq jours indemnisés (art. 16k LAPG). L'indemnité est égale à 80 % du revenu moyen de l'activité lucrative, au plus 220 francs par jour (art. 16l et 16f al. 1 LAPG) ; pour l'indépendant, elle est calculée d'après le revenu qui a servi de base à la dernière décision de cotisations AVS (art. 32 et art. 7 al. 1 OAPG). L'allocation est versée en une seule fois, lorsque le droit a pris fin (art. 35 al. 3 OAPG). La demande est adressée directement à la caisse de compensation (mémento 6.04).
Base légale : art. 16i al. 1 LAPG, art. 16j et 16k LAPG, art. 16l et 16f al. 1 LAPG, art. 7 al. 1, art. 32 et art. 35 al. 3 OAPG, Centre d'information AVS/AI, mémento 6.04 (état au 1er janvier 2024)
Au chômage : jusqu'à 90 indemnités pour préparer votre projet
- Votre droit
- Jusqu'à 90 indemnités journalières pour préparer votre activité, sans devoir chercher un emploi pendant ce temps
- Comment l'obtenir
- Parlez de votre projet à votre conseiller ou conseillère ORP et déposez une demande avec le descriptif du projet.
- Où s'adresser
- L'ORP (office régional de placement). Parlez-en à votre conseiller ou conseillère à l'ORP. Il ou elle vous indique où déposer la demande dans votre canton.
Vous êtes au chômage et vous préparez une activité indépendante durable ? L'assurance-chômage peut vous verser jusqu'à 90 indemnités journalières pendant la préparation. Pendant ce temps, vous n'avez pas à chercher d'emploi. Trois conditions : être au chômage sans faute de votre part, avoir au moins 20 ans, et présenter un projet viable. Ce n'est pas automatique : l'autorité cantonale décide, dans les 4 semaines après votre demande. La préparation soutenue commence quand la demande est acceptée : déposez-la tôt. Ce soutien n'est accordé qu'une fois par délai-cadre. À la fin, vous annoncez par écrit si vous vous lancez ou non. Si vous vous lancez, votre délai-cadre d'indemnisation est prolongé de 2 ans. Si l'activité s'arrête pendant ce délai, vous pouvez retrouver les indemnités qui vous restaient.
À préparer :
- Des informations sur vos connaissances professionnelles (diplômes, certificats de travail)
- Une preuve de vos connaissances en gestion d'entreprise, ou l'attestation d'un cours
- Le descriptif du projet : idée, produit ou service, clients visés, coût, financement, état d'avancement
Annonce écrite à la fin de la préparation du projet
[Votre prénom et nom] [Votre adresse] [Votre numéro de dossier à l'ORP] [Nom et adresse de l'autorité cantonale ou de l'ORP] [Lieu], le [date] Fin de la phase d'élaboration de mon projet d'activité indépendante Madame, Monsieur, Par décision du [date de la décision], vous m'avez accordé [nombre] indemnités journalières pour préparer une activité indépendante. Je vous informe que [j'entreprends cette activité indépendante dès le (date de début) / je n'entreprends pas cette activité indépendante]. Avec mes salutations distinguées, [Signature]
Version juridique
L'assurance peut soutenir l'assuré qui projette d'entreprendre une activité indépendante durable par le versement de 90 indemnités journalières au plus durant la phase d'élaboration du projet (art. 71a al. 1 LACI). L'assuré doit être au chômage sans faute de sa part, être âgé de 20 ans au moins et présenter une esquisse de projet d'activité indépendante économiquement viable (art. 71b al. 1 LACI). La demande contient des informations sur ses connaissances professionnelles, une pièce attestant de connaissances en gestion d'entreprise ou d'un cours suivi, et un descriptif du projet : conception, produit ou service, débouchés et clients potentiels, coût et financement, état d'avancement (art. 95b al. 1 OACI). L'autorité cantonale statue dans les quatre semaines qui suivent la réception de la demande et détermine le nombre d'indemnités ; celles-ci ne sont octroyées qu'une seule fois par délai-cadre (art. 95b al. 3 et 4 OACI). La phase d'élaboration débute avec l'acceptation de la demande (art. 95a OACI) ; pendant celle-ci, l'assuré est libéré des obligations de l'art. 17 LACI et n'est pas tenu d'être apte au placement (art. 71b al. 3 LACI). À l'issue de cette phase, au plus tard lorsqu'il perçoit la dernière indemnité, l'assuré indique par écrit à l'autorité cantonale s'il entreprend ou non l'activité (art. 71d al. 1 LACI ; art. 95e al. 1 OACI). S'il l'entreprend, le délai-cadre d'indemnisation en cours est prolongé de deux ans pour l'octroi ultérieur d'éventuelles indemnités, sans dépassement du nombre maximum de l'art. 27 LACI (art. 71d al. 2 LACI). L'assurance peut en outre assumer 20 % des risques de perte d'un cautionnement (art. 71a al. 2 LACI ; art. 95c et 95d OACI).
Base légale : art. 71a et 71b LACI, art. 71d LACI, art. 95a et 95b OACI, art. 95e al. 1 OACI, art. 17 et 27 LACI
Ces informations expliquent la protection sociale des indépendants selon le droit fédéral, état 2026. Elles ne traitent pas de la forme de l'entreprise, de la TVA, du registre du commerce ni des impôts. Si vous êtes salarié·e de votre propre société (SA, Sàrl), les règles des salariés s'appliquent : ce parcours ne vous concerne pas. Le site ne recommande ni assurance, ni produit. Contenu vérifié le contre les textes officiels (notre méthode).