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Allocations familiales : la Suisse paie, en entier ou en complément

Souvent ignoré · Vérifié le

Votre droit
Les allocations familiales suisses pour vos enfants qui vivent dans l'UE ou l'AELE, ou la différence avec celles de votre pays
Comment l'obtenir
Remettez la demande d'allocations familiales à votre employeur suisse, même si l'autre parent en touche déjà dans votre pays.
Où s'adresser
Votre employeur en Suisse. Adressez-vous au service du personnel. Il transmet vos demandes aux caisses et à l'assureur de l'entreprise.

Comme salarié·e en Suisse, vous avez droit aux allocations familiales suisses, même si vos enfants vivent dans l'UE ou l'AELE. En 2026, elles sont d'au moins 215 CHF par mois par enfant, et 268 CHF pour un jeune en formation. Plusieurs cantons versent plus. Quel pays paie en premier ? Si l'autre parent travaille dans le pays où vivent les enfants, ce pays paie d'abord. La Suisse verse alors la différence, si ses allocations sont plus élevées. Ce « complément différentiel » est souvent oublié. Si l'autre parent ne travaille pas, ou si vous élevez seul·e vos enfants, la Suisse paie en premier. Faites la demande auprès de votre employeur suisse. Vous pouvez réclamer jusqu'à 5 ans d'allocations en arrière. Les primes de naissance de certains cantons ne sont pas versées à l'étranger.

À préparer :

  • Le formulaire de demande d'allocations familiales, remis par votre employeur
  • Les actes de naissance ou le livret de famille
  • Si l'autre parent travaille dans votre pays : la preuve des allocations qu'il y reçoit
  • Pour un jeune de plus de 16 ans : une attestation de formation

Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.

Version juridique

Les salariés au service d'un employeur assujetti ont droit aux allocations familiales ; seules des allocations entières sont versées, à condition que le revenu annuel soumis à l'AVS atteigne la moitié du montant annuel de la rente de vieillesse complète minimale, soit 7 560 francs par année (art. 13 al. 1 et 3 LAFam ; mémento 6.08, ch. 14). L'allocation pour enfant s'élève à 215 francs par mois au minimum et l'allocation de formation à 268 francs par mois au minimum en 2026 (art. 5 al. 1 et 2 LAFam) ; plusieurs cantons prévoient davantage. Pour les enfants domiciliés à l'étranger, les allocations ne sont versées que si une convention internationale le prévoit (art. 4 al. 3 LAFam ; art. 7 al. 1 OAFam) : tel est le cas pour les ressortissants des États de l'UE et de l'AELE dont les enfants vivent dans ces États, qui reçoivent des allocations entières (mémento 6.08, ch. 13 ; art. 67 du règlement (CE) n° 883/2004). L'allocation de naissance et l'allocation d'adoption prévues par certains cantons ne sont pas versées à l'étranger (mémento 6.08, ch. 13). Lorsque des prestations sont prévues par plusieurs États pour le même enfant, les droits ouverts au titre d'une activité lucrative priment ceux ouverts au titre d'une pension, puis ceux ouverts au titre de la résidence ; si deux États doivent des prestations au titre d'une activité lucrative, l'État de résidence des enfants est prioritaire, pourvu qu'une telle activité y soit exercée (art. 68 par. 1 du règlement). L'État non prioritaire suspend ses prestations jusqu'à concurrence du montant prévu par la législation prioritaire et verse, le cas échéant, un complément différentiel pour la partie qui excède ce montant (art. 68 par. 2). La demande présentée à l'institution d'un État non prioritaire est transmise sans délai à l'institution prioritaire et garde sa date (art. 68 par. 3). Selon le mémento 890 (p. 81), lorsque l'un des parents travaille dans l'État où vit l'enfant, ce sont les allocations de cet État qui entrent en ligne de compte, et la différence est versée si la prestation suisse est plus élevée ; la demande est remise à l'employeur, qui la transmet à la caisse de compensation pour allocations familiales. Le droit à des prestations arriérées s'éteint cinq ans après la fin du mois pour lequel elles étaient dues (art. 24 al. 1 LPGA ; art. 1 LAFam).

Base légale : art. 4 al. 3, 5 al. 1 et 2 et 13 al. 1 et 3 LAFam, art. 7 al. 1 OAFam, art. 67 et 68 du règlement (CE) n° 883/2004 (RS 0.831.109.268.1 ; annexe II ALCP), art. 24 al. 1 LPGA, Centre d'information AVS/AI, mémento 6.08 « Allocations familiales », état au 1er janvier 2025, ch. 13 et 14, OFAS, mémento 890 « La sécurité sociale en Suisse », état au 1er janvier 2026, p. 81

Vérifier si ce droit vous concerne

Ces informations expliquent les règles suisses pour les personnes qui travaillent en Suisse et habitent dans l'UE ou l'AELE. Elles valent pour les personnes de nationalité suisse, ou d'un pays de l'UE ou de l'AELE. Les règles de votre pays de résidence ne sont pas traitées : renseignez-vous auprès de ses services. Les impôts et le permis de travail ne sont pas traités non plus. Contenu vérifié le contre les textes officiels (notre méthode). Une erreur ? Signalez-la.