Décès d'un proche : vos droits
Décès d'un proche en Suisse : rentes de survivants, 2e pilier et succession
Rente de veuve, de veuf ou d'orphelin de l'AVS, prestations de la caisse de pension et de l'assurance-accidents, 3e pilier, répudiation de la succession, bénéfice d'inventaire, certificat d'héritier, congé et salaire dû après le décès.
Voir ceux qui vous concernent en quelques questions
La rente de veuve ou de veuf de l'AVS
- Votre droit
- Une rente de 1 008 à 2 016 CHF par mois en 2026, si les conditions sont remplies
- Comment l'obtenir
- Remplissez le formulaire 318.371 « Demande de rente de survivant » et envoyez-le à la caisse de compensation de la personne décédée.
- Où s'adresser
- La caisse de compensation AVS de la personne décédée. C'est la dernière caisse qui a reçu ses cotisations AVS. Son nom figure sur ses décomptes, ou son employeur vous le donne. Elle n'a jamais cotisé ? Adressez-vous à la caisse de votre canton.
Vous étiez marié·e avec la personne décédée ? Vous avez droit à une rente si vous avez un ou plusieurs enfants, quel que soit leur âge. Sans enfant, une veuve a droit à la rente si elle a 45 ans au moins et a été mariée 5 ans au moins. Un veuf sans enfant n'a pas droit à la rente. Depuis le 11 octobre 2022, la rente d'un veuf ne s'arrête plus aux 18 ans de son dernier enfant. Cette règle vient d'un arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme : la loi n'est pas encore modifiée. En partenariat enregistré, la personne survivante est traitée comme un veuf. La rente va de 1 008 à 2 016 CHF par mois en 2026, si la personne décédée a cotisé sans interruption. Elle est versée dès le mois qui suit le décès. Elle s'arrête si vous vous remariez. Vous touchez déjà une rente de vieillesse ou d'invalidité ? Seule la plus élevée des deux rentes est versée.
À préparer :
- Le formulaire 318.371 « Demande de rente de survivant »
- L'acte de décès, remis par l'office de l'état civil
- Votre certificat de famille ou livret de famille
- Votre numéro AVS et celui de la personne décédée
Formulaire : Demande de rente de survivant (formulaire 318.371)
Si vous tardez : Demande tardive : la rente n'est payée en arrière que pour 5 ans au plus. (art. 46 al. 1 LAVS ; art. 24 al. 1 LPGA)
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
Les veuves et les veufs ont droit à une rente si, au décès de leur conjoint, ils ont un ou plusieurs enfants (art. 23 al. 1 LAVS). La veuve sans enfant y a droit si elle a atteint 45 ans révolus et a été mariée cinq ans au moins, la durée de plusieurs mariages étant additionnée (art. 24 al. 1 LAVS). Selon l'art. 24 al. 2 LAVS, la rente de veuf s'éteint lorsque le dernier enfant atteint 18 ans ; à la suite de l'arrêt de la Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l'homme du 11 octobre 2022, un régime transitoire s'applique depuis cette date : la rente des veufs avec enfants ne s'éteint plus à la majorité du cadet, la loi n'ayant pas encore été adaptée (mémento 3.03, ch. 3). Pour un veuvage antérieur au 11 octobre 2022, il faut un enfant de moins de 18 ans à cette date (Centrale de compensation). L'arrêt ne s'applique pas aux veufs sans enfant. Le partenaire enregistré survivant est assimilé à un veuf (art. 13a al. 2 LPGA). Le droit suppose qu'une année entière de revenus ou de bonifications puisse être portée au compte de la personne décédée (art. 29 al. 1 LAVS). Il naît le premier jour du mois qui suit le décès et s'éteint par le remariage ou le décès (art. 23 al. 3 et 4 LAVS). La rente s'élève à 80 % de la rente de vieillesse correspondante (art. 36 LAVS), soit 1 008 à 2 016 francs par mois en 2026 pour une rente complète. En cas de concours avec une rente de vieillesse ou d'invalidité, seule la rente la plus élevée est versée (art. 24b LAVS) ; les veuves et veufs au bénéfice d'une rente de vieillesse ont droit à un supplément de 20 % dans la limite de la rente maximale (art. 35bis LAVS). La demande se dépose auprès de la dernière caisse de compensation ayant encaissé les cotisations du défunt (art. 122 al. 1 RAVS ; mémento 3.03, ch. 9). Les arriérés s'éteignent cinq ans après la fin du mois pour lequel la prestation était due (art. 46 al. 1 LAVS ; art. 24 al. 1 LPGA).
Base légale : art. 23, 24 et 24b LAVS, art. 29 al. 1, 35bis et 36 LAVS, art. 13a al. 2 LPGA, art. 46 al. 1 LAVS, art. 24 al. 1 LPGA, art. 122 al. 1 RAVS, Mémento 3.03 « Rentes de survivants de l'AVS », état au 1er janvier 2026, ch. 1, 3, 9 et 21, Centrale de compensation, Rentes de survivants
La rente d'orphelin de l'AVS, jusqu'à 18 ans ou 25 ans en formation
- Votre droit
- Une rente de 504 à 1 008 CHF par mois et par enfant en 2026
- Comment l'obtenir
- Remplissez le formulaire 318.371 « Demande de rente de survivant » et envoyez-le à la caisse de compensation du parent décédé.
- Où s'adresser
- La caisse de compensation AVS de la personne décédée. C'est la dernière caisse qui a reçu ses cotisations AVS. Son nom figure sur ses décomptes, ou son employeur vous le donne. Elle n'a jamais cotisé ? Adressez-vous à la caisse de votre canton.
Un enfant qui perd son père ou sa mère a droit à une rente d'orphelin. Peu importe que les parents aient été mariés ou non. La rente est versée jusqu'aux 18 ans de l'enfant. Elle continue pendant une formation, au plus tard jusqu'à 25 ans. Elle tombe si l'enfant en formation gagne plus de 30 240 CHF par an en 2026. Si les deux parents sont décédés, l'enfant reçoit deux rentes, ensemble 1 512 CHF au plus. La rente est versée dès le mois qui suit le décès. Pour un enfant mineur, c'est le parent ou le représentant légal qui fait la demande.
À préparer :
- Le formulaire 318.371 « Demande de rente de survivant »
- L'acte de décès, remis par l'office de l'état civil
- L'acte de naissance ou le certificat de famille de l'enfant
- Dès 18 ans : une attestation de formation (contrat d'apprentissage, attestation d'études)
Formulaire : Demande de rente de survivant (formulaire 318.371)
Si vous tardez : Demande tardive : la rente n'est payée en arrière que pour 5 ans au plus. (art. 46 al. 1 LAVS ; art. 24 al. 1 LPGA)
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
Les enfants dont le père ou la mère est décédé ont droit à une rente d'orphelin ; si les deux parents sont décédés, à deux rentes (art. 25 al. 1 LAVS). Le droit naît le premier jour du mois suivant le décès et s'éteint au 18e anniversaire (art. 25 al. 4 LAVS) ; pour les enfants en formation, il dure jusqu'au terme de celle-ci, au plus jusqu'à 25 ans révolus (art. 25 al. 5 LAVS ; art. 49bis et 49ter RAVS). L'enfant dont le revenu d'activité lucrative mensuel moyen dépasse la rente de vieillesse complète maximale n'est pas réputé en formation (art. 49bis al. 3 RAVS), soit 30 240 francs par an en 2026 (mémento 3.03, ch. 5). La rente s'élève à 40 % de la rente de vieillesse correspondante, à 60 % si la filiation n'existait qu'à l'égard du parent décédé (art. 37 al. 1 LAVS), soit 504 à 1 008 francs par mois en 2026 pour une rente complète. Deux rentes d'orphelin ne peuvent excéder ensemble 60 % de la rente de vieillesse maximale (art. 37 al. 2 LAVS), soit 1 512 francs. L'enfant né après le décès du père a droit à la rente dès le mois suivant sa naissance (art. 47 RAVS). Le remariage du parent survivant ne supprime pas la rente d'orphelin (mémento 3.03, ch. 7). La demande peut être déposée par le représentant légal ou un proche (art. 67 al. 1 RAVS).
Base légale : art. 25 LAVS, art. 37 LAVS, art. 47, 49bis, 49ter et 67 al. 1 RAVS, Mémento 3.03 « Rentes de survivants de l'AVS », état au 1er janvier 2026, ch. 5, 7 et 21
Divorcé·e : une rente de l'AVS reste possible
- Votre droit
- Une rente de veuve ou de veuf de l'AVS, selon la durée du mariage, votre âge et vos enfants
- Comment l'obtenir
- Remplissez le formulaire 318.371 « Demande de rente de survivant » et envoyez-le à la caisse de compensation de votre ex-conjoint·e.
- Où s'adresser
- La caisse de compensation AVS de la personne décédée. C'est la dernière caisse qui a reçu ses cotisations AVS. Son nom figure sur ses décomptes, ou son employeur vous le donne. Elle n'a jamais cotisé ? Adressez-vous à la caisse de votre canton.
Vous étiez divorcé·e de la personne décédée ? Vous pouvez avoir droit à une rente de veuve ou de veuf dans trois cas. Vous avez des enfants et le mariage a duré 10 ans au moins. Ou le mariage a duré 10 ans et vous aviez plus de 45 ans au divorce. Ou votre dernier enfant a eu 18 ans après vos 45 ans. Dans les autres cas, la rente est versée tant qu'un de vos enfants a moins de 18 ans. Pour un homme divorcé, la rente suppose des enfants : le Tribunal fédéral l'a admise le 16 décembre 2024. Cela vaut pour les décès survenus depuis cette date et les dossiers alors en cours. La rente s'arrête si vous vous remariez.
À préparer :
- Le formulaire 318.371 « Demande de rente de survivant »
- L'acte de décès
- Le jugement de divorce, avec la date du mariage et celle du divorce
- Le certificat de famille, pour les enfants
Formulaire : Demande de rente de survivant (formulaire 318.371)
Si vous tardez : Demande tardive : la rente n'est payée en arrière que pour 5 ans au plus. (art. 46 al. 1 LAVS ; art. 24 al. 1 LPGA)
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
La personne divorcée est assimilée à une veuve ou à un veuf si elle a un ou plusieurs enfants et que le mariage a duré au moins dix ans, si le mariage a duré au moins dix ans et que le divorce est intervenu après ses 45 ans révolus, ou si le cadet a eu 18 ans révolus après qu'elle a atteint 45 ans révolus (art. 24a al. 1 LAVS). À défaut, le droit ne subsiste que si et aussi longtemps qu'elle a des enfants de moins de 18 ans (art. 24a al. 2 LAVS). La dissolution judiciaire du partenariat enregistré est assimilée au divorce (art. 13a al. 3 LPGA). Pour les hommes divorcés, le mémento 3.03 (ch. 4) indique que, selon une décision du Tribunal fédéral du 16 décembre 2024, les veufs divorcés avec enfants ont désormais droit à une rente de veuf illimitée, sans effet rétroactif, pour les cas en cours et les veuvages survenus après cette date ; les veufs divorcés sans enfant n'ont pas droit à une rente. Le droit s'éteint par le remariage (art. 23 al. 4 let. a LAVS).
Base légale : art. 24a LAVS, art. 23 al. 4 LAVS, art. 13a al. 3 LPGA, Mémento 3.03 « Rentes de survivants de l'AVS », état au 1er janvier 2026, ch. 2 et 4
Divorcé·e avec une pension : le 2e pilier et l'assurance-accidents peuvent payer
- Votre droit
- Une rente qui remplace en partie la pension que votre ex-conjoint·e vous versait
- Comment l'obtenir
- Écrivez à la caisse de pension de votre ex-conjoint·e, en joignant le jugement de divorce.
- Où s'adresser
- La caisse de pension de la personne décédée (2e pilier). Son nom figure sur le « certificat de prévoyance » ou sur la fiche de salaire de la personne décédée. Son employeur vous le donne aussi.
Votre ex-conjoint·e vous versait une pension fixée au divorce ? Sa caisse de pension vous doit une rente si le mariage a duré 10 ans au moins. Cette rente dure aussi longtemps que la pension aurait été due. La caisse peut la réduire si, avec la rente de l'AVS, vous recevez plus que la pension prévue. Le décès fait suite à un accident ? L'assurance-accidents verse aussi une rente, au plus égale à la pension due. Vos enfants ont droit à leur propre rente d'orphelin de la caisse de pension.
À préparer :
- Le jugement de divorce ou la convention approuvée par le juge, qui fixe la pension
- L'acte de décès
- Une preuve des derniers versements de la pension
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
Prévoyance professionnelle : le conjoint divorcé est assimilé au veuf ou à la veuve si le mariage a duré dix ans au moins et qu'une rente lui a été octroyée lors du divorce en vertu de l'art. 124e al. 1 ou 126 al. 1 CC (art. 20 al. 1 OPP 2) ; la règle vaut pour l'ex-partenaire enregistré (art. 20 al. 2 OPP 2). Le droit est maintenu aussi longtemps que la rente aurait dû être versée (art. 20 al. 3 OPP 2). L'institution peut réduire ses prestations dans la mesure où, ajoutées à celles de l'AVS, elles dépassent les prétentions découlant du jugement de divorce (art. 20 al. 4 OPP 2). Assurance-accidents : lorsque le décès résulte d'un accident assuré, le conjoint divorcé est assimilé à la veuve ou au veuf si le défunt était tenu à aliments envers lui (art. 29 al. 4 LAA), en vertu d'un jugement passé en force ou d'une convention de divorce approuvée par le juge (art. 39 OLAA) ; la rente s'élève à 20 % du gain assuré, au plus à la contribution d'entretien due (art. 31 al. 2 LAA). Les enfants du défunt ont droit à une rente d'orphelin de l'institution de prévoyance (art. 20 LPP) et, en cas d'accident, de l'assureur-accidents (art. 30 LAA).
Base légale : art. 19 al. 3 et 20 LPP, art. 20 OPP 2, art. 29 al. 4, 30 et 31 al. 2 LAA, art. 39 OLAA
2e pilier : la rente de la caisse de pension pour le conjoint et les enfants
- Votre droit
- Une rente de conjoint, ou un capital de trois rentes annuelles, et une rente pour chaque enfant
- Comment l'obtenir
- Écrivez à la caisse de pension de la personne décédée pour annoncer le décès et demander les prestations et le règlement.
- Où s'adresser
- La caisse de pension de la personne décédée (2e pilier). Son nom figure sur le « certificat de prévoyance » ou sur la fiche de salaire de la personne décédée. Son employeur vous le donne aussi.
La personne décédée était assurée dans une caisse de pension, ou en touchait une rente ? La caisse doit des prestations à sa famille. Le conjoint ou partenaire enregistré reçoit une rente s'il a un enfant à charge. Il la reçoit aussi s'il a 45 ans et que le mariage a duré 5 ans. Sinon, il reçoit un capital unique égal à trois rentes annuelles. Chaque enfant reçoit une rente jusqu'à 18 ans, ou 25 ans en formation. Ce sont les minimums de la loi : beaucoup de caisses prévoient plus. Demandez le règlement pour connaître vos droits exacts.
À préparer :
- L'acte de décès
- Votre certificat de famille ou livret de famille
- Le dernier certificat de prévoyance de la personne décédée
- Dès 18 ans : une attestation de formation de l'enfant
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
Des prestations pour survivants sont dues notamment si le défunt était assuré au moment de son décès ou au début de l'incapacité de travail dont la cause est à l'origine du décès, ou s'il recevait de l'institution une rente de vieillesse ou d'invalidité (art. 18 LPP). Le conjoint survivant a droit à une rente s'il a au moins un enfant à charge ou s'il a atteint 45 ans et que le mariage a duré au moins cinq ans ; à défaut, il a droit à une allocation unique égale à trois rentes annuelles (art. 19 al. 1 et 2 LPP). Ces règles s'appliquent au partenaire enregistré survivant (art. 19a LPP). Les enfants du défunt ont droit à une rente d'orphelin (art. 20 LPP). La rente de veuf ou de veuve s'élève à 60 % et celle d'orphelin à 20 % de la rente d'invalidité entière à laquelle l'assuré aurait eu droit, ou de la dernière rente de vieillesse ou d'invalidité allouée (art. 21 al. 1 et 2 LPP). Le droit naît au décès, au plus tôt quand cesse le droit au plein salaire ; il s'éteint au remariage ou au décès du conjoint survivant, et pour l'orphelin à 18 ans, ou à 25 ans au plus en cas d'apprentissage, d'études ou d'invalidité de 70 % au moins (art. 22 al. 1 à 3 LPP). Ces dispositions sont des exigences minimales (art. 6 LPP) : le règlement peut prévoir davantage (art. 49 LPP) et permettre le choix d'un capital à la place de la rente (art. 37 al. 4 LPP). Les contestations relèvent du tribunal cantonal désigné, par voie d'action (art. 73 LPP).
Base légale : art. 18, 19, 19a, 20, 21 et 22 LPP, art. 6, 37 al. 4, 49 et 73 LPP
2e pilier : capital-décès ou rente pour le compagnon et d'autres proches
- Votre droit
- Une rente ou un capital-décès, seulement si le règlement de la caisse de pension le prévoit
- Comment l'obtenir
- Demandez par écrit à la caisse de pension de la personne décédée son règlement et les prestations en cas de décès.
- Où s'adresser
- La caisse de pension de la personne décédée (2e pilier). Son nom figure sur le « certificat de prévoyance » ou sur la fiche de salaire de la personne décédée. Son employeur vous le donne aussi.
La loi n'impose rien pour les personnes non mariées : tout dépend du règlement de la caisse de pension. Le règlement peut prévoir une rente ou un capital pour le compagnon ou la compagne. Il faut alors 5 ans de vie commune sans interruption, ou un enfant commun à charge. Il peut aussi viser les personnes que le défunt soutenait financièrement. À défaut, il peut viser ses enfants adultes, ses parents, ses frères et sœurs, puis ses autres héritiers. Le règlement fixe les conditions et les formalités : demandez-le sans attendre.
À préparer :
- L'acte de décès
- Une preuve de la vie commune (bail commun, attestations de domicile)
- L'acte de naissance des enfants communs
- Une preuve du soutien financier reçu (versements réguliers)
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
Outre le conjoint, le partenaire enregistré et les orphelins, l'institution de prévoyance peut prévoir dans son règlement des prestations pour survivants en faveur : a. des personnes à charge du défunt, ou de la personne qui a formé avec lui une communauté de vie ininterrompue d'au moins cinq ans immédiatement avant le décès ou qui doit subvenir à l'entretien d'un ou de plusieurs enfants communs ; b. à défaut, des enfants du défunt qui ne remplissent pas les conditions de l'art. 20 LPP, des parents ou des frères et sœurs ; c. à défaut, des autres héritiers légaux, à l'exclusion des collectivités publiques, à concurrence des cotisations payées par l'assuré, rachats compris, ou de 50 % du capital de prévoyance (art. 20a al. 1 LPP ; art. 20a OPP 2). Aucune prestation n'est due selon la let. a lorsque le bénéficiaire touche une rente de veuf ou de veuve (art. 20a al. 2 LPP). Il s'agit d'une faculté de l'institution : le droit et ses conditions résultent du règlement.
Base légale : art. 20a LPP, art. 20a OPP 2
Décès après un accident ou une maladie professionnelle : rentes et frais funéraires
- Votre droit
- Des rentes pour le conjoint et les enfants, et les frais funéraires jusqu'à 2 842 CHF en 2026
- Comment l'obtenir
- Annoncez tout de suite le décès à l'employeur de la personne décédée ou à son assurance-accidents.
- Où s'adresser
- L'assurance-accidents de la personne décédée. L'employeur de la personne décédée vous donne son nom et remplit la déclaration d'accident. Elle était au chômage ? Adressez-vous à sa caisse de chômage.
La personne décédée était salariée ou au chômage, et le décès fait suite à un accident ? Son assurance-accidents verse des rentes, en plus de celles de l'AVS. Cela vaut aussi pour une maladie professionnelle. Pour un accident hors du travail, il faut qu'elle ait travaillé 8 heures par semaine au moins chez un employeur. Le conjoint reçoit 40 % du salaire assuré s'il a des enfants qui ont droit à une rente. Une veuve de 45 ans ou plus y a droit aussi sans enfant à charge. Chaque enfant reçoit 15 % jusqu'à 18 ans, ou 25 ans en formation. Avec la rente de l'AVS, le total ne dépasse pas 90 % du salaire assuré. L'assurance rembourse aussi les frais funéraires jusqu'à 2 842 CHF, et le transport du corps.
À préparer :
- L'acte de décès
- La déclaration d'accident, remplie par l'employeur
- Le rapport de police ou le rapport médical, s'il existe
- Les factures des frais funéraires
Si vous tardez : Sans annonce dans les 3 mois après l'accident ou le décès, par un retard sans excuse, l'assurance peut réduire les prestations de moitié. (art. 46 al. 2 LAA)
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
Lorsque l'assuré décède des suites de l'accident, le conjoint survivant et les enfants ont droit à des rentes de survivants (art. 28 LAA) ; la maladie professionnelle est assimilée à un accident professionnel (art. 9 al. 3 LAA). Sont assurés les travailleurs occupés en Suisse et les personnes au chômage (art. 1a al. 1 LAA) ; les travailleurs à temps partiel ne sont assurés contre les accidents non professionnels que s'ils sont occupés chez un employeur au moins huit heures par semaine (art. 8 al. 2 LAA ; art. 13 al. 1 OLAA). Le conjoint survivant a droit à une rente s'il a des enfants ayant droit à une rente ou s'il est invalide aux deux tiers au moins ; la veuve y a droit en outre si elle a des enfants qui n'ont plus droit à une rente ou si elle a accompli sa 45e année, et reçoit à défaut une indemnité en capital (art. 29 al. 3 et 32 LAA). Le partenaire enregistré survivant est assimilé à un veuf (art. 13a al. 2 LPGA). Les rentes s'élèvent, en pour-cent du gain assuré, à 40 % pour le conjoint, 15 % pour l'orphelin de père ou de mère et 25 % pour l'orphelin de père et de mère, au plus 70 % en tout (art. 31 al. 1 LAA). Le gain assuré est plafonné à 148 200 francs par an et 406 francs par jour (art. 22 al. 1 OLAA). En cas de concours avec une rente de l'AVS ou de l'AI, l'assureur alloue une rente complémentaire égale à la différence entre 90 % du gain assuré et cette rente (art. 31 al. 4 LAA). La rente d'orphelin dure jusqu'à 18 ans, ou 25 ans en cas d'apprentissage ou d'études (art. 30 al. 3 LAA). Les frais de transport du corps sont remboursés et les frais d'ensevelissement le sont jusqu'à sept fois le montant maximum du gain journalier assuré (art. 14 LAA), soit 2 842 francs. Les survivants ayant droit à des prestations doivent aviser sans retard l'employeur ou l'assureur (art. 45 al. 1 LAA).
Base légale : art. 1a al. 1, 8 al. 2 et 9 al. 3 LAA, art. 14 LAA, art. 28, 29, 30, 31, 32 et 33 LAA, art. 45 al. 1 LAA, art. 13 al. 1 et 22 al. 1 OLAA, art. 13a al. 2 LPGA
3e pilier (3a) : la loi fixe qui reçoit le capital
- Votre droit
- Le capital du 3a, versé selon un ordre fixé par la loi et non selon le seul testament
- Comment l'obtenir
- Annoncez le décès par écrit à la banque ou à l'assurance du défunt et demandez qui est bénéficiaire.
- Où s'adresser
- La banque ou l'assurance qui tenait son 3e pilier. Son nom figure sur l'attestation annuelle de versement, jointe à la déclaration d'impôt de la personne décédée.
Le 3e pilier lié (3a) va d'abord au conjoint ou partenaire enregistré. Viennent ensuite les enfants, les personnes que le défunt soutenait, et le compagnon ou la compagne. Pour lui ou elle, il faut 5 ans de vie commune sans interruption, ou un enfant commun à charge. Viennent enfin les parents, les frères et sœurs, puis les autres héritiers. Le défunt a pu adapter cet ordre en partie, par écrit, auprès de sa banque ou assurance. Le détail est expliqué dans le parcours « Mon 3e pilier » de ce site.
À préparer :
- L'acte de décès
- Une preuve de votre lien avec la personne décédée (certificat de famille, preuve de vie commune)
- La dernière attestation du 3e pilier, si vous la trouvez
Version juridique
En cas de décès du preneur de prévoyance, ont qualité de bénéficiaires, dans l'ordre : 1. le conjoint survivant ou le partenaire enregistré survivant ; 2. les descendants directs, les personnes à l'entretien desquelles le défunt subvenait de façon substantielle, ou la personne qui avait formé avec lui une communauté de vie ininterrompue d'au moins cinq ans immédiatement avant le décès ou qui doit subvenir à l'entretien d'un ou de plusieurs enfants communs ; 3. les parents ; 4. les frères et sœurs ; 5. les autres héritiers (art. 2 al. 1 let. b OPP 3). Le défunt a pu désigner des bénéficiaires parmi les personnes du ch. 2 et modifier l'ordre des ch. 3 à 5 (art. 2 al. 2 et 3 OPP 3). Le détail figure dans le parcours « Mon 3e pilier ».
Base légale : art. 2 OPP 3
Succession : 3 mois pour la refuser, sinon vous héritez aussi des dettes
- Votre droit
- Le choix de refuser la succession, pour ne pas payer les dettes de la personne décédée
- Délai
- Dans les 3 mois
- Comment l'obtenir
- Pour refuser, déclarez-le par écrit, sans condition, à l'autorité chargée des successions de son dernier domicile.
- Où s'adresser
- L'autorité chargée des successions, là où vivait la personne décédée. Chaque canton désigne son autorité. La commune du dernier domicile de la personne décédée vous indique laquelle.
Dès le décès, les héritiers reçoivent tout : les biens, mais aussi les dettes. Ils répondent des dettes avec leur propre argent, et chacun peut devoir payer le tout. Vous pouvez refuser la succession : c'est la « répudiation ». Le délai est de 3 mois dès le jour où vous apprenez le décès. Si vous héritez par testament, il court dès l'avis officiel de l'autorité. Sans refus dans ce délai, la succession est acceptée, dettes comprises. Attention : avant de décider, ne vendez rien et ne gardez rien pour vous. Sinon, vous perdez le droit de refuser. Seuls les actes de simple gestion restent permis. Pour de justes motifs, l'autorité peut prolonger le délai.
À préparer :
- L'acte de décès
- Une pièce d'identité
- Une preuve de votre lien avec la personne décédée (certificat de famille)
Déclaration de répudiation (art. 570 CC)
[Prénom Nom] [Adresse] Recommandé [Nom et adresse de l'autorité chargée des successions au dernier domicile de la personne décédée] [Lieu], le [date] Répudiation de la succession de [prénom et nom de la personne décédée] Madame, Monsieur, [Prénom et nom de la personne décédée], né·e le [date de naissance], domicilié·e en dernier lieu à [adresse], est décédé·e le [date du décès]. J'ai appris son décès le [date]. Je suis [votre lien avec la personne décédée, par exemple : son fils, sa fille, son épouse] et, à ce titre, son héritier ou son héritière. Je déclare répudier cette succession, sans condition ni réserve. Je vous prie de m'en accuser réception par écrit. Annexes : copie de l'acte de décès, copie de ma pièce d'identité Veuillez agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées. [Signature]
Version juridique
Les héritiers acquièrent de plein droit l'universalité de la succession dès son ouverture et sont personnellement tenus des dettes du défunt (art. 560 al. 1 et 2 CC), solidairement (art. 603 al. 1 CC). Les héritiers légaux ou institués peuvent répudier (art. 566 al. 1 CC) ; la succession est censée répudiée lorsque l'insolvabilité du défunt était notoire ou officiellement constatée au décès (art. 566 al. 2 CC). Le délai est de trois mois ; il court, pour les héritiers légaux, dès le jour où ils ont connaissance du décès, à moins qu'ils ne prouvent n'avoir connu que plus tard leur qualité d'héritiers, et pour les héritiers institués dès le jour où ils ont été prévenus officiellement de la disposition (art. 567 CC). La répudiation se fait par déclaration écrite ou verbale à l'autorité compétente, sans condition ni réserve (art. 570 CC). Les héritiers qui ne répudient pas dans le délai acquièrent la succession purement et simplement ; est déchu du droit de répudier celui qui s'immisce dans les affaires de la succession, fait des actes autres que ceux nécessités par la simple administration, ou divertit ou recèle des biens (art. 571 CC). L'autorité peut, pour de justes motifs, prolonger le délai (art. 576 CC). La succession répudiée par tous les héritiers légaux du rang le plus proche est liquidée par l'office des faillites (art. 573 al. 1 CC). La succession s'ouvre au dernier domicile du défunt (art. 538 al. 1 CC).
Base légale : art. 538 al. 1 CC, art. 560 al. 1 et 2 CC, art. 566, 567, 570 et 571 CC, art. 573 al. 1 et 576 CC, art. 603 al. 1 CC
Dettes inconnues : 1 mois pour demander un inventaire officiel
- Votre droit
- Une liste officielle des biens et des dettes, avant de décider d'accepter ou de refuser
- Délai
- Dans le mois
- Comment l'obtenir
- Demandez le « bénéfice d'inventaire » par écrit à l'autorité chargée des successions du dernier domicile de la personne décédée.
- Où s'adresser
- L'autorité chargée des successions, là où vivait la personne décédée. Chaque canton désigne son autorité. La commune du dernier domicile de la personne décédée vous indique laquelle.
Vous ne savez pas si la personne décédée avait des dettes ? Vous pouvez demander un inventaire officiel avant de décider. Le délai est court : 1 mois dès que vous apprenez le décès. La demande d'un seul héritier profite à tous. L'autorité dresse la liste des biens et des dettes, et invite les créanciers à s'annoncer. Cela peut prendre plusieurs mois. Ensuite, vous avez 1 mois pour choisir : refuser, ou accepter. Si vous acceptez « sous bénéfice d'inventaire », vous répondez en principe des seules dettes inscrites dans cette liste. Si vous ne dites rien, c'est ce choix qui s'applique.
À préparer :
- L'acte de décès
- Une pièce d'identité
- Une preuve de votre lien avec la personne décédée (certificat de famille)
- La liste des dettes que vous connaissez déjà
Demande de bénéfice d'inventaire (art. 580 CC)
[Prénom Nom] [Adresse] Recommandé [Nom et adresse de l'autorité chargée des successions au dernier domicile de la personne décédée] [Lieu], le [date] Succession de [prénom et nom de la personne décédée] : demande de bénéfice d'inventaire Madame, Monsieur, [Prénom et nom de la personne décédée], né·e le [date de naissance], domicilié·e en dernier lieu à [adresse], est décédé·e le [date du décès]. J'ai appris son décès le [date]. Je suis [votre lien avec la personne décédée, par exemple : son fils, sa fille, son épouse] et, à ce titre, son héritier ou son héritière. Je demande le bénéfice d'inventaire pour cette succession. Dettes dont j'ai connaissance à ce jour : [liste, ou « aucune »]. Je vous prie de m'en accuser réception par écrit. Annexes : copie de l'acte de décès, copie de ma pièce d'identité Veuillez agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées. [Signature]
Version juridique
L'héritier qui a la faculté de répudier peut réclamer le bénéfice d'inventaire ; la requête est présentée à l'autorité compétente dans le délai d'un mois, dans les formes de la répudiation, et profite aux autres héritiers (art. 580 CC). Selon ch.ch, le délai d'un mois court dès la connaissance du décès. L'inventaire, dressé par l'autorité selon le droit cantonal, comporte un état de l'actif et du passif (art. 581 al. 1 CC) ; l'autorité somme publiquement les créanciers de produire leurs créances, dans un délai d'un mois au moins (art. 582 CC). Après la clôture, chaque héritier est sommé de prendre parti dans le délai d'un mois (art. 587 al. 1 CC) : il peut répudier, requérir la liquidation officielle, accepter sous bénéfice d'inventaire ou accepter purement et simplement, son silence valant acceptation sous bénéfice d'inventaire (art. 588 CC). En cas d'acceptation bénéficiaire, l'héritier répond des dettes portées à l'inventaire, sur les biens de la succession comme sur ses propres biens (art. 589 CC) ; les créanciers qui ont négligé de produire en temps utile ne peuvent le rechercher, sous réserve des créances omises sans leur faute, dues jusqu'à concurrence de son enrichissement, et des créances garanties par gage (art. 590 CC).
Base légale : art. 580, 581 al. 1 et 582 CC, art. 587 al. 1, 588, 589 et 590 CC, ch.ch, Renoncer à un héritage
Le certificat d'héritier : la pièce demandée par la banque
- Votre droit
- Un document officiel qui prouve que vous êtes héritier ou héritière
- Comment l'obtenir
- Demandez le certificat d'héritier à l'autorité chargée des successions du dernier domicile de la personne décédée.
- Où s'adresser
- L'autorité chargée des successions, là où vivait la personne décédée. Chaque canton désigne son autorité. La commune du dernier domicile de la personne décédée vous indique laquelle.
Le certificat d'héritier dit qui a droit à la succession. On vous le demande en général pour accéder aux comptes de la personne décédée. Avec un testament, il s'obtient au plus tôt un mois après que l'autorité l'a communiqué aux héritiers. Vous devez prouver votre lien avec la personne décédée. Vous devez aussi montrer que vous n'avez pas refusé la succession. Les frais et l'autorité dépendent du canton. Comptez plusieurs semaines.
À préparer :
- Une copie de l'acte de décès
- Un extrait de l'état civil qui prouve votre lien (certificat de famille)
- Le testament ou le pacte successoral, s'il y en a un
- La déclaration d'acceptation de tous les héritiers, si le délai de 3 mois court encore
Version juridique
Après l'expiration du mois qui suit la communication des dispositions pour cause de mort aux intéressés, les héritiers institués dont les droits n'ont pas été expressément contestés peuvent réclamer de l'autorité une attestation de leur qualité d'héritiers, les actions en nullité et en pétition d'hérédité demeurant réservées (art. 559 al. 1 CC). Selon ch.ch, en l'absence de testament ou de pacte successoral, le certificat peut être demandé par les héritiers légaux ; l'autorité compétente varie selon les cantons ; le requérant doit notamment produire une copie du certificat de décès, la preuve de sa qualité d'héritier et la preuve qu'il n'a pas renoncé à l'héritage (déclaration d'acceptation de tous les héritiers ou expiration du délai). Les frais dépendent des vérifications nécessaires.
Base légale : art. 559 al. 1 CC, ch.ch, Certificat d'héritier
Au travail : votre congé, et le salaire encore dû à la famille du défunt
- Votre droit
- Les jours de congé usuels, et un ou deux mois de salaire du défunt versés à ses proches
- Comment l'obtenir
- Demandez le congé à votre employeur ; réclamez par écrit le salaire dû à l'employeur de la personne décédée.
- Où s'adresser
- Votre employeur pour le congé ; l'employeur de la personne décédée pour le salaire
Vous travaillez ? Votre employeur doit vous accorder les « heures et jours de congé usuels ». La loi ne dit pas combien de jours pour un décès, ni s'ils sont payés. Regardez votre contrat, le règlement de l'entreprise ou la convention collective. La personne décédée était salariée ? Son employeur doit encore un mois de salaire à partir du décès. Il en doit deux si elle travaillait chez lui depuis plus de 5 ans. Ce salaire revient à son conjoint, à son partenaire enregistré ou à ses enfants mineurs. À défaut, il revient aux autres personnes qu'elle devait entretenir.
À préparer :
- Votre contrat de travail et le règlement du personnel, pour le congé
- L'acte de décès
- Le contrat de travail ou une fiche de salaire de la personne décédée
Version juridique
L'employeur accorde au travailleur les heures et jours de congé usuels (art. 329 al. 3 CO), en tenant équitablement compte des intérêts des deux parties (art. 329 al. 4 CO). La loi ne fixe ni la durée de ce congé en cas de décès d'un proche ni sa rémunération : elles résultent du contrat, du règlement du personnel, de la convention collective ou de l'usage. Par ailleurs, le contrat de travail prend fin au décès du travailleur ; l'employeur doit toutefois payer le salaire, à partir du jour du décès, pour un mois encore et, si les rapports de travail ont duré plus de cinq ans, pour deux mois encore, si le travailleur laisse un conjoint, un partenaire enregistré ou des enfants mineurs ou, à défaut, d'autres personnes en faveur desquelles il remplissait une obligation d'entretien (art. 338 CO).
Base légale : art. 329 al. 3 et 4 CO, art. 338 CO
Ces informations expliquent les règles fédérales après un décès. Elles ne couvrent pas l'impôt sur les successions, qui dépend du canton, ni le partage détaillé de l'héritage, ni les règles des obsèques. Pour ces sujets, adressez-vous à votre canton ou à votre commune. Contenu vérifié le contre les textes officiels (notre méthode).